Le coût lié à l’usage de cartes à débit différé est désormais moins élevé que celui des cartes à débit immédiat

La main de l'homme met la carte de crédit dans l'ATM.

L’Observatoire des tarifs bancaires (OTB) a récemment publié un rapport traitant le sujet sur les cartes à débit immédiat ou différé. La note démontrant qu’après plusieurs années de hausse progressive, le coût lié à l’usage de cartes à débit immédiat a finalement pris le dessus sur celui des cartes à débit différé.

Sur le marché financier tricolore, les cartes à débit différé jouent également pour beaucoup dans l’objectif des établissements bancaires de figurer dans la liste de la meilleure banque en ligne ou classique aux yeux des Français. Simplement parce que ce type de service permet à ces opérateurs de faire d’une pierre, deux coups. Séduire davantage de clients et augmenter les revenus.

Un ambitieux objectif qui passe par différentes stratégies selon l’OTB étudiant de près l’une d’elles. Celle qui consiste à augmenter progressivement la cotisation annuelle moyenne rattachée aux cartes à débit immédiat pour permettre aux cartes à débit différé de devenir moins chères.

Désormais moins chères que les cartes à débit immédiat

Dans l’Hexagone, les analystes s’accordent à dire que la cotisation annuelle liée à l’usage des cartes à débit différé a toujours été nettement plus élevée que celle des cartes à débit immédiat. Et la différence est de taille puisque celle-ci est estimée à 10 euros.

Du moins, jusqu’à récemment puisqu’une étude de l’OTB a permis de découvrir que ces dernières années, le coût lié aux cartes de paiement à débit immédiat a tendance à progresser pour réduire l’écart et devenir plus chères. Ce, depuis janvier 2022 selon l’Observatoire des tarifs bancaires découvrant que la moyenne pratiquée auprès des banques opérant sur le territoire est élevée à 42,70 euros.

Une situation qui intervient, alors que ce niveau est estimé à 42,53 euros pour les cartes à débit différé désormais les moins chères du marché. Une grande première selon les analystes de cet organisme rattaché à la Banque de France.

Un retournement qui s’explique à travers deux raisons principales

D’après les experts de l’OTB, ce retournement de situation n’est pas le fruit du hasard et trouve une explication à travers deux raisons principales.

À commencer par l’engouement croissant des Français pour le paiement différé et fractionné. La tendance nécessitant l’usage d’un moyen de paiement capable de satisfaire ce besoin. Ce qui est bien le cas pour les cartes à débit différé qui peuvent accorder un délai d’un mois aux détenteurs, alors que celui-ci est limité à un ou deux jours pour les cartes à débit immédiat.

Force de ce constat, les banques ont compris qu’elles ont tout intérêt à encourager les clients à privilégier le débit différé. Une stratégie commerciale basée sur le volume d’utilisateurs selon les experts attirant le regard sur la commission interbancaire liée à l’usage de ces moyens de paiement auprès des commerçants. Soit, à hauteur de 0,2% pour le débit immédiat et de 0,3% pour le débit différé.

Un écart de rentabilité de 0,1% en faveur du débit différé garantissant ainsi une rentabilité non négligeable pour les établissements bancaires qui peuvent compter sur le nombre croissant des opérations.

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