Suppression de C-Zam : des milliers de clients peinent à se faire rembourser
Avec son offre C-Zam, Carrefour Banque, filiale du groupe de grande distribution, a accumulé les déconvenues, lesquelles ont conduit à l’abandon définitif du service. Mais les déboires de la banque sont loin d’être terminés puisqu’elle doit désormais solder le compte des milliers d’anciens clients. La disparition de C-Zam s’est opérée vers mi-juillet, mais des sommes d’argent sont encore à restituer.
Certains clients vont encore devoir prendre leur mal en patience
La décision a été soudaine et c’est peut-être la raison pour laquelle Carrefour a éprouvé des difficultés lors de la clôture de tous les comptes C-Zam.
Les choses se sont accélérées depuis l’annonce de la fin du service le 15 mai dernier. Avec deux mois de préavis, la banque espérait se donner le temps nécessaire pour permettre aux utilisateurs du compte de paiement de clôturer leur abonnement et de se faire rembourser le solde.
ImportantMais alors que la date butoir du 15 juillet est désormais dépassée de plus d’un mois et demi, de nombreux clients sont toujours dans l’attente de la restitution de leur argent. En tout, 120 000 abonnés environ sont concernés par cette fermeture, témoins du succès mitigé rencontré par le service.
À titre de comparaison, Nickel, la banque en ligne que Carrefour voulait justement concurrencer avec son compte de paiement, revendique aujourd’hui 2 millions de clients.
Nickel a d’ailleurs récupéré bon nombre des clients délaissés par C-Zam. Mais ceux qui n’ont pas pu rejoindre la banque partenaire des buralistes sont bloqués par le retard de remboursement.
Carrefour Banque espère régler la situation très vite
Même si beaucoup de demandes sont pour l’instant restées lettre morte, à l’image de celle de ce client qui attend la restitution des 250 euros restants sur son compte, Carrefour Banque promet de rembourser tous les clients jusqu’au dernier centime.
La banque espère réussir à
Clôturer définitivement les comptes dans les jours qui viennent,
Frédéric Collardeau
Comme le promet Frédéric Collardeau, son directeur général.
Pendant ce temps, pour mettre un peu plus la pression à la banque, les clients lésés par ce remboursement tardif se sont rassemblés sur le réseau social Facebook. Jusqu’à ce jour, le groupe qui en a découlé continue de s’agrandir.