N26 a toujours autant d’ambitions en cette période post-pandémique

Capture ecran du site de N26

N26, tout comme la plupart des néobanques, était au bord de la faillite suite à l’imposition du strict confinement. Confrontée à une diminution de la consommation, la société allemande ne disposant plus d’axe de revenus. Une levée de fonds a toutefois réussi à sauver la néobanque et elle souhaite rebondir au plus vite.

Le secteur de la banque mobile a été énormément impacté par la pandémie sanitaire et la période de confinement. En effet, le cantonnement s’est soldé par une diminution de la consommation, or c’est un point sur lequel repose le modèle économique des banques 2.0. Pour rappel, les commissions sur les achats effectués par carte de débit constituent le principal axe de revenus de certaines néobanques.

D’ailleurs, bon nombre d’entre elles ont dû déposer le bilan tandis que les autres ont eu recours à un tour de table pour éviter la faillite. En conséquence, les banques digitales réfléchissent à un nouveau modèle économique capable de faire face à n’importe quelle crise.

Un mal pour un bien

N26 a réussi à lever des fonds pour garder la tête hors de l’eau. Qui plus est, on assiste actuellement à un attrait naissant des Français pour les services numériques. Les citoyens ont eu le temps de découvrir cette alternative bancaire et sa tarification avantageuse durant le cantonnement. Le directeur général France, Belgique et Luxembourg de N26, Jérémie Rosselli, explique à ce sujet :

L’avantage du digital est aussi d’offrir des services plus agiles et moins chers. Plus compétitifs, plus simples et plus sûrs, voilà les ingrédients de la recette gagnante de N26 pour simplifier grandement la vie de nos utilisateurs.

Jérémie Rosselli.

En outre, malgré la période de disette durant le confinement, cette période aura été bénéfique aux néobanques. Le processus de numérisation s’en est retrouvé accéléré et le paiement sans contact s’est démocratisé.

Le secteur de la banque mobile devrait ainsi continuer d’élargir son influence dans le pays. Mais pour ce faire, il est essentiel que les néobanques développent davantage de fonctionnalités.

Une crise lourde de conséquences

La Fintech N26 n’est pas sortie sans indemne du cantonnement. Pour se maintenir à flot, la société allemande a dû réduire son effectif et se séparer de certains de ses employés. Et ceux qui ont échappé aux licenciements ont vu leur salaire réduit de 25 %.

Autre conséquence de la crise, N26 a dû repousser son lancement au Brésil. Toutefois, elle peut se féliciter d’avoir franchi le cap des 1,5 million de clients dans l’Hexagone, bien qu’elle en prévoyait beaucoup plus. Mais cette mauvaise passe n’a pas de quoi décourager les dirigeants. À Jérémie Rosselli de déclarer :

Et nos ambitions sont à la hauteur du défi face à nous c’est pour cela que nous vison à long terme de rassembler 100 millions de clients dans le monde entier.

Jérémie Rosselli.

Et pour atteindre cet objectif, la banque numérique allemande souhaite proposer plus de produits et développer de nouvelles fonctionnalités à ses clients. Elle a récemment mis en place un service de recharge de compte, directement via la carte bancaire.

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