Certains acteurs économiques ont profité de la crise sanitaire
Nombre de secteurs d’activité ont été fragilisés par la pandémie de Covid-19. En font entre autres partie les transports, l’automobile, la construction, l’énergie et le tourisme. D’autres, en revanche, ont été renforcés par la conjoncture exceptionnelle. Tel est notamment le cas des acteurs dont l’activité relève essentiellement du digital. Le point sur ce sujet.
La crise sanitaire a profité aux banques en ligne. En effet, pour contenir la propagation du coronavirus, les clients ont été encouragés à recourir aux opérations à distance. Désormais, un individu sur cinq est disposé à réduire ses déplacements en agence bancaire, voire à ne plus du tout s’y rendre. C’est ce qu’indique une étude effectuée par le cabinet Boston Consulting Group.
Cette enquête révèle également que 45 % des sondés ont déclaré être prêts à souscrire des produits financiers sur mobile ou en ligne à la suite du confinement. Il s’agit bien évidemment d’une bonne nouvelle pour les établissements bancaires dématérialisés.
Qu’en est-il des néobanques ?
Les enseignes comme Boursorama, Fortuneo, ING, etc. convainquent de plus en plus de consommateurs. Mi-octobre 2020, Boursorama a notamment franchi le cap des 2,5 millions d’usagers. Le directeur général de la banque en ligne, Benoit Grisoni, note :
La crise sanitaire a démontré la pertinence de notre modèle 100 % digital, plus adapté par nature à ce type de contexte, car conçu pour pouvoir tout faire depuis chez soi. Cela met en évidence notre capacité à proposer une offre complète : une trentaine de produits disponibles et un millier de fonctionnalités.
Benoit Grisoni.
La pandémie a donc renforcé les banques en ligne. En revanche, elle n’a pas été aussi profitable aux néobanques. En effet, ces acteurs 100 % mobiles ont vu leur solidité être remise en question. Comme leur statut est celui d’établissement de paiement, leur faillite n’est pas couverte par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution. Ainsi, leurs clients ne seront pas indemnisés si cette situation survient.
Impact de la crise sanitaire sur le secteur bancaire global
Plus généralement, la crise sanitaire a accéléré la transformation digitale du secteur bancaire. Il faut dire que la Fédération bancaire française a encouragé les consommateurs à recourir autant que possible aux canaux à distance tels que le téléphone, le mail et les applications mobiles. Par conséquent, le secteur bancaire tout entier a été obligé de revoir son organisation. Le rapport à la clientèle a aussi dû être adapté.
Par exemple, les banques ont été amenées à repenser la gestion de leurs agences. Elles ont également dû mettre en place le télétravail pour garantir la continuité des activités. Cette pratique a nécessité le renforcement des infrastructures techniques.
D’autre part, la dématérialisation des moyens de paiement est devenue une priorité, car elle permet de limiter les contaminations au Covid-19. Les banques se sont montrées réactives sur ce point. Elles ont notamment relevé à 50 euros le plafond du paiement sans contact.