Les frais bancaires augmentent, les associations de consommateurs fulminent
Pour les établissements bancaires concernés, il s’agit d’une légère hausse qui devrait les aider à préserver leur rentabilité. De leur côté, les associations de consommateurs ne décolèrent pas et dénoncent, entre autres, une opacité grandissante de la grille tarifaire. Au lieu d’une synthèse des offres les plus courantes, les banques noient leurs clients sous une masse conséquente d’informations.
Des ajustements qui passent mal
Elles sont nombreuses à élever la voix contre la hausse des frais bancaires. De l’UFC-Que Choisir à CLCV, en passant par Familles rurales ou encore l’UNAF, les associations de consommateurs pointent du doigt certains comportements douteux des établissements financiers.
Plus que les augmentations elles-mêmes, les associations dénoncent la désinformation à laquelle se livrent de nombreuses banques pour dissimuler des frais supplémentaires qu’elles ponctionnent à leurs clients.
ImportantDans la brochure qu’elles ont l’habitude de fournir à leur clientèle en début d’exercice, les banques mal intentionnées ne se contentent pas d’envoyer le DIT (Document d’information tarifaire) standard, lequel doit seulement faire la synthèse des coûts des opérations les plus courantes. À la place, elles leur remettent un gros document de plusieurs dizaines de pages, avec quelques centaines d’offres détaillées. Cette abondance d’informations contribue à rendre leur politique tarifaire encore plus opaque.
Mais quelles sont les opérations qui ont subi l’inflation ?
À la décharge des banques, cela fait un bon moment que les tarifs n’ont pas bougé. En 2019, les établissements français s’étaient engagés auprès du gouvernement à ne pas opérer des hausses de frais, dans le cadre de la résolution de la crise des « Gilets jaunes ». En 2020, ils n’ont pas voulu accabler davantage les ménages déjà fortement touchés par la crise sanitaire et ont décidé de maintenir leurs barèmes inchangés.
D’ailleurs, deux prestations continuent d’enregistrer une baisse de leurs tarifs, à savoir :
- l’abonnement aux services de banque à distance ;
- l’abonnement au service d’alertes SMS (pour informer de l’état du compte).
Les associations de consommateurs, pour leur part, ont passé au crible les tarifs ayant subi une augmentation, même si le régulateur du marché évoque des hausses presque anecdotiques.
Plusieurs services sont ainsi devenus plus coûteux, entre autres :
- les retraits d’espèces dans les distributeurs appartenant à une autre enseigne ;
- les primes d’assurance pour vol ou perte des moyens de paiement ;
- le virement en agence ;
- la jouissance d’une carte de débit immédiat ;
- le premier retrait payant ;
- les frais de tenue de compte.