Baisse globale des tarifs bancaires attendue en 2021
Selon une étude de notre comparateur de tarifs bancaires, une baisse globale de 0,65 % devrait être observée en 2021, portée par la mise en place de packages à prix réduit par les réseaux traditionnels. La politique tarifaire agressive des banques en ligne et des néobanques explique cette stratégie.
Des tarifs globalement stables pour préserver le pouvoir d’achat des ménages
En fin 2019, en plein mouvement des gilets jaunes, les banques avaient accepté un gel de leurs tarifs sur requête du président de la République.
Important Cette année, dans un contexte de crise sanitaire et économique, elles ont opté pour le statu quo sur la plupart des lignes de leur grille.
Dans les deux cas, l’objectif était de préserver le pouvoir d’achat des Français.
Car dans un pays où 99 % des citoyens détiennent un ou plusieurs comptes auprès de différents établissements, l’INSEE estime à 0,66 % le poids moyen des frais bancaires sur le budget des ménages. Si ce chiffre peut paraitre faible, c’est parce qu’il ne tient pas compte des pénalités en cas d’incidents (rejets de prélèvement, dépassement du découvert autorisé, commissions d’intervention, etc.). Or, ce sont ces « extras » qui coutent le plus cher, punissant doublement les consommateurs modestes déjà en difficulté.
Alors que la pandémie continue de faire des ravages, une analyse réalisée par notre comparateur de grilles tarifaires bancaires laisse présager d’un repli de 0,65 % à compter du 1er janvier prochain. En effet, malgré la nécessité d’augmenter leurs revenus, les acteurs traditionnels doivent rester compétitifs pour résister à la rude concurrence des banques en ligne et des néobanques, qui attirent les clients avec des tarifs très avantageux.
De nouveaux packages à petit prix tirent le tarif moyen vers le bas
Bien que la tendance générale soit à la baisse, cela n’implique pas des réductions sur chaque type de produit ou service, ou chaque prestation prise séparément,
Maxime Chipoy.
Explique Maxime Chipoy, leresponsable de la plateforme. Par ailleurs, les disparités des prix entre les enseignes restent importantes.
La plupart ne facturent pas la tenue de compte et la carte bancaire (sauf pour quelques modèles haut de gamme), mais imposent un seuil sur le montant ou la fréquence des dépôts ou encore pour certaines transactions (retraits ou paiements par carte notamment).
D’après les analystes,
Le repli général observé est attribué au lancement de nouveaux packages à prix très compétitifs par certains réseaux.
Ces offres servent en parallèle à favoriser l’adoption des outils numériques par les clients, la crise sanitaire, les restrictions de déplacement et le respect des gestes barrières contraignant les banques à accélérer leur transformation digitale. Ainsi, la gratuité ou des frais plus bas s’appliquent pour des opérations effectuées en ligne comme les virements plutôt qu’en agence avec l’intervention d’un agent.