L’ACPR approuve les offres de facilités de paiement chez Alma
Le 7 juin 2021, l’entreprise spécialisée dans le paiement fractionné annonce l’accord du modérateur du secteur financier. En effet, ce dernier lui a délivré un double agrément à Alma. Dorénavant, la jeune pousse tricolore est considérée comme une société de financement, mais aussi en tant qu’établissement de paiement, par l’ACPR.
Fondée en 2019, la start-up française Alma offre des solutions de paiement différé et fractionné aux consommateurs de grandes enseignes. À titre d’exemple, cela concerne entre autres Kookaï, La Fée Maraboutée, Top Office, Devred, Go Sport, et autres. Par ailleurs, elle a également conclu un accord de coopération avec la Banque Postale. Depuis toute son existence, toutes ces opérations ont été réalisées sans accréditation.
Cependant, la situation a changé, vu le communiqué que la jeune pousse a mis en ligne le lundi 7 juin 2021. À cet égard, Alma a porté à la connaissance du public l’obtention d’une double licence de la part du superviseur des banques.
Participer à l’instauration d’une normalisation
Désormais, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) le reconnaît en tant que société de financement et établissement de paiement. Le co-fondateur et CEO de l’entreprise, Louis Chatriot, déclare qu’il s’agit d’une étape décisive pour la start-up. Celle-ci découle de la volonté d’Alma de prévoir la réglementation à venir en Europe en matière de facilités de paiement, précise-t-il. En outre, le communiqué spécifie que :
[…] L’obtention de ces agréments auprès de l’ACPR démontre ainsi sa solidité et sa capacité à répondre aux exigences strictes du secteur.
Louis Chatriot
D’autant plus que par cette institutionnalisation, Alma montre son ambition de contribuer à la construction d’une modération du domaine du paiement fractionné. Un moyen de paiement qui devient de plus en plus utilisé, surtout depuis le début de la crise sanitaire. Au cours de cette période, l’e-commerce a en effet enregistré une importante hausse en matière de recours.
De surcroît, les autorisations permettront également à la start-up francilienne d’élargir sa palette de produits. Au programme, elle envisage notamment de proposer des solutions de paiement fractionné en 10 fois. Une formule qui sera développée dans le cadre d’une approche B2B.
Un encadrement plus sévère du secteur dans le futur
Par rapport à ce sujet, les Français sont de plus en plus nombreux à choisir le paiement en trois ou quatre fois. Plus précisément, plus de trois personnes sur dix l’utilisent de manière fréquente. Une valeur constatée par l’institut OpinionWay au cours d’une enquête d’opinion menée en avril 2021.
Grâce à cet essor, les pouvoirs publics songent à l’heure actuelle à instaurer un encadrement plus rigoureux de ces facilités de paiement. En raison de leur grande accessibilité, ils peuvent en effet engendrer des problèmes d’ordre pécuniaires au sein des foyers financièrement fragilisés.
Jusqu’ici, le marché reste dominé par des établissements de crédit de longue date tels que Cofidis, Floa, Oney, etc. Toutefois, il suscite aussi les convoitises des organismes externes à l’industrie bancaire. D’où l’intérêt d’une réglementation plus rigoureuse. À noter que les nouveaux acteurs proviennent de la filière technologique. En ce sens, ils se soustraient au contrôle de l’ACPR.