La banque de détail pâtit de la pression des taux d’intérêt qui sont au plus bas

Banquière et professionnel

Au second trimestre 2017, l’activité économique s’est accélérée en France. La croissance du PIB dans le pays s’est répercutée sur l’activité des établissements bancaires. Limité par la faiblesse des taux d’intérêt, l’impact peine toutefois à se traduire dans les comptes de résultats des banques. Que ce soit chez BPCE, LCL, Société Générale ou BNP Paribas, les performances ont été amoindries par la pression des taux. Tour d’horizon !

Citigroup indique qu’au cours du deuxième trimestre, bien que les encours de crédit aient augmenté de 6%, la marge nette d’intérêt du secteur a toutefois régressé de 5%. Le recul aurait même été plus important s’il n’a pas été limité par la hausse des commissions qui, boostées par les renégociations, les frais de gestion de compte ainsi que par une collecte accrue en gestion d’actifs et en assurance, ont progressé de 4%.

Les analystes de Citigroup estiment que

les directions ont indiqué que la pression sur la marge d’intérêt continuera dans les prochains trimestres, même si la croissance des volumes l’atténue, et que le rythme des renégociations ralentit.

La situation chez BPCE

Chez BPCE, François Pérol émet ses prévisions à l’occasion de la présentation des résultats de l’établissement. Le président du directoire du groupe estime que la pression des taux d’intérêt sur le PNB (produit net bancaire) de la banque de détail ne se résorbera pas avant 2018, voire 2019.

Au cours du semestre dernier, le résultat du pôle de BPCE s’est effrité de 2,9% et ce, en dépit de l’importante baisse du coût du risque de l’établissement.

Qu’en est-il chez LCL ?

Du côté de LCL, une forte diminution des encours renégociés est observée sur le deuxième trimestre. S’ils s’étaient établis à 5,2 milliards d’euros au cours du quatrième trimestre 2016, ils ont régressé à 1,6 milliard au second trimestre.

Jérôme Grivet, directeur général adjoint de Crédit Agricole SA, commente qu’il s’agit là d’un moment en ligne avec les « niveaux historiques ». À noter que sur le mois de juin, le niveau des encours renégociés chez LCL n’était que de 400 millions d’euros.

Outre les frais de tenue de compte, ces renégociations, en générant de manière non récurrente des commissions, nourrissent pourtant les revenus de l’établissement. Il faut par contre souligner que d’un autre côté, elles réduisent la génération d’intérêt des encours. Au final, LCL a dégagé un PNB en hausse de 1% grâce à une croissance annuelle de 10,7% de ses encours.

Quid de Société Générale et de BNP Paribas ?

Bien qu’ils aient grimpé de 1,2% sur un an, les encours de crédits de Société Générale n’ont pas pu absorber la pression des taux d’intérêt. Le PNB de l’enseigne a en effet fléchi de 1,8%. Accusant lui aussi un ralentissement des renégociations, l’établissement prévoit une diminution de 3 à 3,5% de ses revenus cette année.

Pour ce qui est de BNP Paribas, ses encours ont bondi de 8,3% tandis que le résultat net de la banque de détail s’est amoindri de 6,8% et ce, en dépit des coûts stables.

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