Les banques traditionnelles tiennent bon dans cette concurrence pour le moins charnière

bureau banquier

L’avènement de l’Internet a, sans nul doute, fortement contribué à la révolution du paysage bancaire. En effet, le monopole des établissements classiques s’est vu quelque peu ébranlé, depuis la fin des années 90 à ce jour, par de nouveaux acteurs : les banques en ligne et les néobanques. Pour autant, ils ne sont pas prêts de lâcher l’affaire, et ce, malgré le durcissement de la concurrence.

100 000 postes supprimés entre 2019 et 2021, tels sont les perspectives des acteurs bancaires traditionnels, à l’échelle mondiale, à en croire les affirmations du quotidien Les Échos. De quoi remettre en question la pérennité de ce type de banque.

D’autant qu’il faut tenir compte de la rudesse de la concurrence, renforcée surtout par l’émergence des nouvelles enseignes propulsées par l’essor du Web et qui séduisent par les nombreux avantages dont elles proposent.

Un contexte qui, pourtant, n’effraie aucunement les banques classiques. Au contraire, ces dernières réagissent pour continuer à gagner aussi le cœur des usagers bancaires. Et il faut dire que leur offensive porte ses fruits, car le récent baromètre Opinion Way a révélé une hausse de confiance en ces établissements par rapport à l’année dernière.

Des banques 2.0 très compétitives

Le développement d’Internet a ouvert la voie à de nombreux services novateurs, bouleversant le traditionnel déjà en place. La Banque fait partie des secteurs à avoir subi des révolutions spectaculaires, notamment avec l’arrivée des enseignes sans agence physique, entre autres Axa Banque, BforBank, Boursorama, Fortuneo, Hello Bank !, ING Direct et Monabanq.

Ciblant plus particulièrement les jeunes, adeptes des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) ainsi que les cadres à grande mobilité, ces plateformes, appartenant pour la plupart à des établissements classiques, séduisent par leurs offres compétitives qui sont d’ailleurs visibles via un comparatif banque :

  • Tarifs fort raisonnables (carte bancaire gratuite, zéro frais de tenue de compte…) ;
  • Grande accessibilité (n’importe où et à n’importe quelle heure de la journée) ;
  • Souplesse de processus (ouverture de compte facile) ;
  • Rapidité de services.

Et le marché s’étoffe encore avec l’apparition des néobanques, fruit de l’essor de l’Internet mobile. Accessibles principalement, voire uniquement, via un Smartphone, cette innovation technologique permet aux utilisateurs de jouir aussi des privilèges suscités.

La restriction des services bancaires semble être, à ce jour, leur seul frein pour convaincre leur clientèle à faire d’elles leur banque principale. D’après une étude de KPMG, 68% des clients y seraient disposés à cette condition.

À préciser qu’à l’instar des banques en ligne, leurs cibles privilégiées sont aussi les millennials (18-30 ans) quoique bon nombre d’usagers bancaires, en quête de meilleures offres, se tournent vers cette solution. Et parmi les préférées, se trouvent Nickel avec ses 1,5 million de comptes, N26 (un million), Revolut (900 000) et Orange Bank (500 000).

Les enseignes classiques n’ont pas encore dit leur dernier mot

Les banques traditionnelles ont plusieurs cordes à leur arc pour faire face à l’affluence des nouvelles enseignes. Elles ont, par exemple, mis en place des services 100% mobiles façonnés à leur propre image, ou en en rachetant, notamment :

Eko du Crédit Agricole ;

  • Ma French Banque de la Banque Postale ;
  • Nickel de BNP Paribas ;
  • Prismea du Crédit du Nord.

L’acquisition de Fintechs fait aussi partie de leur projet de révolution. Tels sont, entre autres, les cas de :

  • KissKissBankBank racheté par la Banque Postale ;
  • Leetchi et Pumpkin par Crédit Mutuel Arkéa ;
  • Linxo par le Crédit Agricole ;
  • Pot Commun par BPCE.

Les banques en ligne leur appartenant leur servent aussi d’offensives pour faire basculer la balance en leur faveur. En effet, elles sont à même d’offrir des services qui ne sont pas disponibles auprès des néobanques, à savoir l’accès à un chéquier ou l’autorisation de découvert, les paiements sans frais à l’étranger, les applis mobiles plus ergonomiques.

Et pour couronner le tout, le relèvement à 56% de la CIR (commission interbancaire de retrait) a été appliqué en début janvier. Un dispositif qui avantage principalement les établissements classiques qui disposent de nombreux DAB éparpillés sur tout le territoire.

Le fait est que chaque retrait auprès du distributeur appartenant à une autre enseigne est passible de frais, allant de 57 centimes à 89 centimes, réduisant alors la compétitivité des banques 2.0 qui vont devoir le facturer à leurs clients.

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