L’Europe a fait du secteur financier un outil garantissant sa santé économique face à la crise du coronavirus

Drapeau de la Communauté européenne devant l'Eurotower à Francfort-sur-le-Main.

Après la Banque centrale européenne (BCE) et l’Autorité bancaire européenne, c’est maintenant le tour de la Commission européenne d’encourager les établissements bancaires de l’UE à servir de pilier majeur pour soutenir la situation économique de l’Europe. Ce, en permettant à davantage de ménages et d’entreprises d’accéder à des offres de prêts.

Raisonnant comme un comparateur banque, la Commission européenne a fait valoir que le secteur financier d’aujourd’hui est mieux préparé pour faire face à cette crise sanitaire du coronavirus par rapport à la crise financière de la fin des années 2000. Raison pour laquelle, cet organisme a décidé d’impliquer davantage les établissements bancaires de l’UE dans les mesures destinées à maintenir la croissance économique de l’Europe en bonne santé.

Ainsi, l’institution a demandé aux opérateurs financiers de maintenir ouvertes les vannes des crédits pour les entreprises et les ménages en précisant qu’elle a mis sur pied une série de mesure leur permettant de remplir cette mission dans les meilleures conditions.

Le secteur financier à la rescousse

Aux yeux de la Commission européenne, les établissements bancaires sont les mieux armés pour affronter la crise actuelle secouant le monde pour permettre à Valdis Dombrovskis, de dire que :

Le secteur financier et spécifiquement le secteur bancaire disposent de capitaux et de coussins de sécurité beaucoup plus importants que lors de la crise précédente. Le secteur aborde cette crise de manière plus appropriée.

Valdis Dombrovskis.

Ainsi, ce vice-président de la Commission a tenu à faire savoir que :

À l’heure actuelle, le secteur financier fait partie de la solution.

 

Tout cela pour dire que les banques sont appelées à préserver l’Europe d’une éventuelle décadence de sa santé économique face aux conséquences de cette pandémie en misant essentiellement sur l’octroi de crédits. À M. Dombrovskis d’ajouter :

Nous avons dû soutenir les banques au cours de la crise bancaire et financière de la fin des années 2000, mais cette fois, nous les aidons à soutenir les ménages et les entreprises.

Valdis Dombrovskis.

La Commission européenne y mettra du sien

Face à cette crise sanitaire, le secteur financier est certes le mieux placé pour résister. N’empêche qu’il se trouve également dans une situation critique si l’on tient compte du fait qu’un nombre non négligeable d’établissements ont avoué enregistrer des résultats décadents au premier trimestre de cette année. Dans ce sens, l’on pourrait prendre en exemple le cas de la banque espagnole Santander qui a vu son bénéfice net chuter à hauteur de 82%. Une situation qui risque de s’empirer si ces opérateurs financiers s’entêtent à continuer de simplifier les conditions d’accès aux emprunts.

Ainsi, pour les aider à tenir le coup, la Commission européenne a décidé de leur apporter son soutien comme l’a susmentionné l’un de ses vice-présidents qui a également précisé que :

L'idée est d'utiliser pleinement la flexibilité qu'offrent les règles bancaires de l'UE et de modifier certaines directives pour permettre aux banques de maintenir ouvertes les vannes de liquidités.

Dans cette optique, l’organisme a d’ailleurs mis sur pied une série de mesures qui devrait permettre aux établissements de disposer de 450 milliards d’euros supplémentaires à distribuer. Entre autres :

  • L’assouplissement du calendrier d'application des normes comptables relatives aux fonds propres des banques ;
  • Le traitement d’une manière plus favorable des garanties publiques accordées au cours de cette crise ;
  • Le report de l'application de l'exigence d'un coussin lié au ratio de levier ;
  • La modification du système excluant certaines expositions lors du calcul du ratio de levier ;
  • La mise en place de différents dispositifs encourageant les banques à octroyer des crédits aux salariés, aux PME et pour des projets d'infrastructures.

Soit, autant de mécanismes qui viennent s’ajouter à la décision du Comité de Bâme visant à reporter la mise en vigueur des nouvelles exigences de capital à une date ultérieure. À un an après 2022 pour être plus précis.

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