L’autorité bancaire européenne encourage les banques pour la reprise d’après-crise

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Une crise économique et sociale semble être inévitable à la sortie de la conjoncture actuelle liée à la pandémie du Coronavirus. Une éventualité à laquelle s’étaient préparées les banques, mais il risque tout de même d’y avoir de gros dégâts. Toutefois, les établissements financiers conservent leur solidité à l’heure actuelle, et leur soutien est indispensable à tous les secteurs d’activité pour la reprise.

L’autorité bancaire européenne a publié le 25 mai dernier son rapport dans lequel elle fait état de la situation actuelle des institutions financières. Elle estime, en outre, que les banques devront amortir des pertes évaluées à 315 milliards d’euros au vu de la crise qui se profile à l’horizon. Mais ce chiffre pharaonique n’est envisageable que dans le pire des scénarios. Le coût réel devrait alors se trouver bien en dessous.

Cependant, malgré les précautions prises par les établissements bancaires, de nombreuses entreprises risquent quand même de faire faillite. La plupart des analystes en sont d’ailleurs arrivés à cette conclusion, à en croire leur prédiction sur l’éventualité d’une « casse » quoique le moment où cela se produirait ne soit pas encore certain. Pour les sociétaires, il convient, de ce fait, d’avoir recours à un comparateur banque avant d’y déposer des fonds.

Des réserves de capital

Les banques ont prévu le coup puisqu’alors même que la période de confinement a débuté, elles se sont constitué des réserves de capital. C’est le cas notamment de la banque italienne Unicrédit qui a mis de côté des provisions à hauteur de 1,2 milliard d’euros.

On peut aussi citer la Société Générale qui a accusé des réserves de 3,5 milliards d’euros et qui pourraient aller jusqu'à 5 milliards en cas de prolongement de la crise. Ces institutions financières conservent donc une certaine solidité comme l’a félicité le régulateur européen :

Les banques sont entrées dans la crise sanitaire avec des matelas épais de capital et de liquidité […] devrait les aider à surmonter la crise du Covid-19.

Ces mesures ont pour but de parer à l’éventualité où leurs sociétaires seraient dans l’incapacité de rembourser leurs crédits. Cette manœuvre semble idéale, mais pourrait leur être préjudiciable sur le long terme, comme l’a confirmé l’autorité bancaire européenne :

La crise risque d’avoir des effets négatifs sur la rentabilité des banques à l’avenir.

Un avenir incertain

Une étude menée par l’assureur-crédit Coface et publiée en début avril va dans le même sens, les faillites des entreprises pourraient atteindre 25% au cours de cette année 2020. A priori, les banques pourront éponger les pertes engendrées par la crise, mais de lourds dégâts semblent tout de même inévitables. Le directeur de recherche à l’institut d’économie scientifique et de gestion, Eric Dior, en est arrivé à la même conclusion :

Partout, on essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites.

Eric Dior.

À la fin de cette crise, les banques devront se reconstituer « des capitaux règlementaires » comme l’a souligné le régulateur européen, tout en continuant à assurer une bonne appréciation des risques. Mais quoi qu’il en soit, les enseignes vont jouer un rôle important lors de la crise économique à venir, son soutien aux entreprises sera un facteur déterminant.

Mais ces établissements financiers devront d’abord soigner leurs propres blessures, car ils n’ont pas été affectés de la même manière par la crise. En effet, ceux qui ont été exposés aux secteurs mis en arrêt forcé, comme l’hôtellerie, durant la période de confinement auront plus de mal à s’en remettre.

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