Les entreprises nippones fortement appuyées par la banque centrale de leur pays
Afin de soutenir l’économie du pays, la BoJ (Bank of Japan) compte investir 900 milliards d’euros à titre d’aides diverses pour les entreprises locales. Ces dernières pourront ainsi souscrire des prêts à taux zéro auprès des banques primaires, et céder leurs titres de créances à court et long terme à l’institution monétaire. De plus, devant l’ampleur de la crise économique traversée par le pays suite à l’avènement du Covid-19, la BoJ affirme vouloir maintenir ses taux directeurs pour les prochaines années.
Des prêts aux allures de PGE
Afin d’encourager les établissements bancaires à participer aux programmes d’appui, la BoJ a décidé de poursuivre sa politique monétaire accommodante, et d’appliquer un taux d’intérêt de +0,1 % aux dépôts des banques en proportion du montant de crédits qu’elles accordent aux entreprises dans le cadre de ce dispositif.
À noter que le montant total des aides est passé de 55 000 milliards de yens à 90 000 milliards de yens. La distribution des crédits va être assurée par les banques primaires, et ces mesures exceptionnelles ciblent en particulier les entreprises ayant subi de plein fouet l’impact de la crise sanitaire, notamment les PME.
Ce dispositif s’apparente au prêt garanti par l’État (PGE) mis en place en France jusqu’au 31 décembre 2020. Les entreprises qui souhaitent souscrire un PGE peuvent d’ailleurs recourir à un comparateur de banque pro, lequel leur permettra de découvrir les conditions de financement les plus avantageuses proposées sur le marché.
Rachat de titres de créances d’entreprises
En récession pour la première fois en 5 ans, le Japon a mis en place deux plans visant à relancer l’économie du pays.
ImportantAinsi, face au retour de la déflation et à la forte baisse de la consommation des ménages (-11,1 %) observés en avril 2020, la BoJ va prolonger jusqu’à fin mars 2021 les rachats des titres des créances d’entrepris, tout comme pour les mécanismes de prêt à taux zéro. Elle a également reconduit sa politique de rachats d’obligations publiques en décidant de ne plus fixer de plafond annuel.