Les banques françaises ont-elles performé l’an dernier ?

Une femme calculant ses dépenses à partir de cartes de crédit avec un téléphone intelligent sur le bureau

Depuis le début de l’année, les grandes banques françaises ont publié une par une leur bilan financier pour l’exercice écoulé. Ce compte rendu annuel a déjà été réalisé par de nombreux établissements comme BNP Paribas, BPCE, Société Générale ou encore Natixis. Préoccupés par les taux faibles, les investisseurs se focalisent surtout sur les crédits et la solvabilité.

Le comportement des acteurs du secteur bancaire est foncièrement dicté par les taux bas qui ont marqué ces dernières années. Ce contexte défavorable aux financiers s’est répercuté depuis quelque temps sur les clients. L’incertitude régnant dans le milieu est même perceptible sur un comparateur de banque. 2019 ne déroge pas à cette tendance dominante sur le marché européen.

Depuis janvier dernier, de nombreuses banques européennes ont publié leurs comptes annuels. Les résultats communiqués par Santander et Deutsche Bank ont notamment confirmé la plupart des projections des spécialistes. Le bilan des grands réseaux bancaires français s’inscrit également dans la suite logique de cet environnement dominé par les taux d’intérêt faibles.

Les points les plus préoccupants

Les résultats financiers de Deutsche Bank laissent présager de bons résultats pour les BFI (banques de financement et d’investissement) sur le marché français. L’établissement allemand a en effet réalisé des performances remarquables en courtage de produits de taux. Les experts de Credit Suisse prévoient ainsi un bilan positif pour les banques hexagonales sur les métiers de taux, de change et de matières premières.

En revanche, les investisseurs sont assez inquiets des performances de Natixis suite à l’affaire H2O survenue l’été dernier. Néanmoins, la filiale de BPCE a amélioré sa politique de gestion des risques depuis cet incident. Elle a ainsi enregistré des résultats encourageants durant le troisième trimestre 2019.

Les investisseurs surveillent également de très près le ratio de solvabilité (CET1) des banques françaises compte tenu du contexte monétaire défavorable et des difficultés rencontrées dans la gestion des coûts. De plus, les fonds propres seront soumis à une nouvelle réglementation cette année avec l’application des nouvelles mesures transposées des accords de Bâle III.

Des stratégies liées aux taux faibles

La forte progression des crédits fait partie des conséquences directes de la politique des taux bas instaurée par la BCE (Banque centrale européenne). Le phénomène est surtout tangible dans le secteur immobilier où les encours ont augmenté de 6 % l’an dernier.

Cette tendance a par ailleurs été accentuée par l’intensité de la concurrence dans le secteur bancaire. Ainsi ; les établissements se sont retrouvés contraints de prêter davantage en raison des faibles rémunérations.

Dans ce contexte, les régulateurs et les investisseurs s’inquiètent par rapport aux modalités d’attribution des crédits. S&P a d’ailleurs alerté sur la baisse des marges qui perdurera certainement cette année, indépendamment de la qualité des actifs.

D’autre part, les taux faibles ont incité les banques à se rémunérer ailleurs, de préférence sur des segments non soumis aux aléas du marché monétaire. Les enseignes françaises excellent dans cet exercice, comme en attestent les commissions générées par leurs filiales spécialisées en assurance-vie.

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