La technologie influe de plus en plus sur la finance
À l’heure actuelle, les supports numériques se développent continuellement, affectant jusqu’au domaine des finances. Ainsi, divers bouleversements ont été constatés au niveau de plusieurs points. Il s’agit entre autres de l’expansion de l’économie des plateformes et par conséquent, des cryptomonnaies. Un concept qui séduit plusieurs banques centrales, dont celle européenne.
Aujourd’hui, les services financiers se situent au centre des débats chez les grandes multinationales, à l’instar d’Apple et Facebook. À côté, il en est autrement auprès du Fonds Monétaire International (FMI). Cette institution s’intéresse davantage sur les aspects de la technologie qui auront des impacts sur la finance. À ce propos, les Fintech, notamment à travers la banque à distance, se développent actuellement de manière graduelle.
En revanche, on constate un recul chez les établissements physiques. Dès lors, des chercheurs du FMI ont démontré le pourquoi de ce phénomène. Pour eux, les supports numériques tels que les médias sociaux et les smartphones constituent des facteurs déterminants.
Utiliser des données non financières pour les scores de crédit semble efficace
Loin d’être une innovation, l’exploitation de renseignements non financiers afin d’évaluer une demande de prêt remonte à longtemps. Un constat que le FMI confirmera plus tard avec une étude y afférente. D’après cette dernière, les données alternatives jouent un rôle important dans la détermination des scores de crédit. Il s’agit entre autres de l’historique des achats en ligne par un individu, du type de matériel qu’il utilise, etc.
Selon les recherches de ladite institution, prendre en compte ces éléments pourrait assurer une plus grande inclusion financière. Ainsi, les personnes inconnues des services bancaires, notamment les travailleurs informels, pourront éventuellement se voir octroyer des prêts. À ce sujet, le nombre d’adultes non titulaires de comptes bancaires dans le monde s’élèverait à 1,7 milliard.
L’économie des plateformes apporte différentes inventions
Les chercheurs observent un accroissement de l’empreinte numérique dans la vie courante des consommateurs. Pour eux, cela résulte de l’innovation en matière de communication. Sur ce point, les services financiers s’incorporent progressivement dans les écosystèmes des plateformes telles que Facebook, Alibaba ou Amazon. Ce qui favorise l’expansion de nouveaux concurrents spécialisés dans la gestion d’actifs, les paiements, etc. au détriment des banques. Dans ce contexte, un document du FMI relève diverses créations autour de deux domaines :
- La technologie ;
- L’intermédiation financière.
C’est ainsi qu’est mentionné le projet de cryptomonnaie stable développé par Diem, anciennement Libra. Cette initiative consiste à créer une monnaie virtuelle avec une variante réelle. Appuyé par Facebook, son lancement pourrait avoir lieu en janvier 2021.
Des banques centrales portent un grand intérêt aux cryptomonnaies
Alors que les inquiétudes sur la monnaie cryptographique de Libra se multiplient, l’idée captive certaines banques centrales. Celle du Japon envisage en ce sens l’adoption du crypto-yen. Pareil en Chine où l’objectif est d’utiliser le yuan digital afin de faciliter les transactions. De son côté, les conséquences qu’entrainerait l’émission d’un euro virtuel sont examinées en Europe. Ainsi, Christine Lagarde, la présidente de la BCE affirme que :
Un euro numérique bien conçu créerait des synergies avec le secteur des paiements et permettrait au secteur privé de créer de nouvelles entreprises basées sur des services numériques liés à l’euro.
Christine Lagarde.
Elle ajoute que cela pourrait assurer tant la souveraineté monétaire qu’un accès continu à la monnaie de la banque centrale.