Un tour de table fructueux pour VeraCash
Les start-ups ont de forts besoins de financement pour se développer. La réussite des tours de table qu’elles mettent en place dépend du fait que les investisseurs ont foi ou non en leur projet. VeraCash, la jeune pousse créée par le marchand d’or Aucoffre, compte plutôt sur ses clients pour financer ses projets et la stratégie semble payer.
L’or est une valeur sure
Les fintechs se multiplient à grande vitesse et pour pouvoir tirer leur épingle du jeu, elles doivent être en mesure de se démarquer et de proposer un produit aussi intéressant qu’original.
Important Permettre aux particuliers de détenir des actifs sous forme de pièces d’or ou de diamants, voilà le service innovant proposé par Aucoffre. Et par l’intermédiaire de sa filiale VeraCash, la PME leur offre la possibilité de convertir les métaux précieux détenus sur leur compte en liquidité. Ils pourront ensuite utiliser cet argent auprès de n’importe quel commerçant dans le monde grâce à la carte de paiement Veracarte MasterCard.
Le principal avantage de détenir de l’or ou des diamants plutôt que de l’argent est que ces métaux précieux sont considérés comme une valeur refuge par excellence en temps de crise et aussi que leur cours est fluctuant. Ainsi, le client a de fortes chances de réaliser une plus-value sur son capital au sein de la PME (lorsque la valeur actuelle de l’or est supérieure à celle à laquelle il a été acheté).
VeraCash annonce une levée de fonds de 2 millions d’euros
La formule proposée par Aucoffre via sa filiale séduit donc les clients, lesquels ont également le statut d’actionnaires au sein de VeraCash. Pour que cette dernière puisse voir le jour en 2016, un financement participatif a été mis en place par sa maison mère.
Désormais, les clients détiennent 12 % de parts dans VeraCash. Récemment, ils ont investi deux millions d’euros supplémentaires dans la fintech pour l’aider à grandir et à consolider sa présence au niveau national.
VeraCash rêve également d’un changement de statut et veut figurer dans un comparatif néobanque. Il faut comprendre par là qu’elle a émis le souhait de devenir une banque digitale à part entière. Dans cette optique, elle a sollicité le régulateur pour obtenir les licences nécessaires. Les fonds nouvellement récoltés devraient en outre contribuer à l’atteinte de cet objectif.