La rentabilité des néobanques et ses enjeux

illustration de la banque mobile

Grâce à leurs offres innovantes et peu onéreuses, les néobanques séduisent aujourd’hui davantage d’usagers bancaires. Les spécialistes du secteur questionnent toutefois leur rentabilité compte tenu de la faiblesse de leurs revenus et de leur périmètre d’intervention réduit (elles ne distribuent que des produits bancaires limités). Les experts estiment ainsi que ces banques nouvelle génération doivent élargir leur champ d’activité si elles être rentables. Détails !

Aujourd’hui, les néobanques suscitent l’intérêt de nombreux usagers bancaires. En témoignent les chiffres des différentes enseignes : Compte-Nickel enregistre aujourd’hui 730 000 usagers, Revolut en compte 150 000, N26 en affiche 100 000, C-Zam 90 000 et 75 000 pour Morning.

Cet engouement peut être expliqué par les offres bancaires innovantes et avantageuses de ses pure-players. De l’ouverture d’un compte courant en moins de 10 minutes, en passant par la gratuité de la carte bancaire jusqu’à la gestion facilitée de ses avoirs via une application mobile, les produits et services proposés séduisent de nombreux utilisateurs.

S’apparentant aux banques en ligne (qui ne sont pas rentables aujourd’hui) sur plusieurs points, les néobanques, leur rentabilité plus précisément, fait l’objet de questionnements. Leur modèle économique est-il rentable ?

Les sources de revenus des néobanques

Les néobanques se rémunèrent généralement sur :

  • la cotisation qu’elles prélèvent mensuellement aux usagers ;
  • la facturation des comptes inactifs et des comptes premium ;
  • les frais ponctionnés sur les retraits et les transactions par carte ;
  • quelques services payants.

Il est observé néanmoins que les banques nouvelle génération réalisent des revenus faibles. Cette faiblesse des revenus est associée à l’environnement des taux bas.

En outre, elle est expliquée par le fait que seulement une part des clients souscrit aux services payants des pure-players. Dans ce cadre, un spécialiste explique que parmi les usagers des néobanques, il faut faire la distinction entre « les utilisateurs actifs » et les « utilisateurs curieux ». Il indique que

s'il y a en tout un million de curieux qui ont ouvert en France un compte auprès d'une de ces néo-banques, c'est bien, mais ce ne sont pas un million de clients qui génèrent du revenu.

Uniquement intéressés par l’accès facilité au compte bancaire et par la gratuité de la carte de paiement, ces « utilisateurs curieux » sont ceux qui n’adoptent pas les services payants des néobanques.

Eu égard de cette faiblesse des revenus, le coût d’acquisition des clients semble élevé pour les enseignes bancaires nouvelle génération, ce qui se répercute sur leur rentabilité.

Une extension du champ d’intervention s’impose

Certes, comme les avis banque en ligne, les avis néobanques sont plutôt positifs ; toutefois, les pure-players éprouvent des difficultés à se rentabiliser. La plupart d’entre eux ne sont pas réellement des banques mais revêtent plutôt le statut d’établissement de paiement.

Ils ne sont de ce fait pas autorisés à distribuer des crédits, sauf dans le cadre d’un partenariat. Qui plus est, les banques 100% digitales collaborent avec les banques classiques pour l’hébergement des dépôts de leurs usagers. Tous ces éléments diminuent leur potentiel de rentabilité. Un spécialiste appuie cette affirmation et renchérit que pour les néobanques,

l'enjeu pour survivre demain est d'élargir leur périmètre d'intervention en vendant de nouveaux produits, soit du crédit, soit de l'épargne. Mais tous n'ont pas le statut, ou les partenaires, pour le faire, ou les capacités techniques pour devenir un agrégateur de services financiers.

C’est ainsi que de nombreuses enseignes désirent décrocher une licence bancaire. C’est le cas notamment d’Atom Bank, de Dream, de Fidor Bank, de Klarna, de Monzo, de N26 et de Starling Bank.

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