L’UFC-Que Choisir attire l’attention sur des pratiques déplorables des banques en France

Main d’une personne portant un chariot avec UFC-Que choisir.

L’UFC-Que Choisir blâme les banques françaises pour les frais d’incident extrêmement cher qu’elles appliquent. Ceux-ci étant significativement supérieurs aux frais qui ont été observés dans des pays partageant une frontière avec l’Hexagone. Une étude de l’INC ou Institut national de la consommation affirme que cette mauvaise pratique permet aux banques d’engranger annuellement plus de 6 milliards d’euros de revenus.

L’Exécutif envisage d’élaborer un projet de loi pour la défense du pouvoir d’achat après les élections législatives qui viennent. L’UFC-Que Choisir l’appelle ainsi à faire pression sur les banques à l’occasion de ce texte. Ceci pour résoudre le problème des excès au niveau des frais dits d’incident.

Le chargé de mission Assurance/Banque au sein de l’association, Mathieu Robin, s’est exprimé sur cette demande auprès de l’AFP. Quand la concurrence ne marche pas, les autorités publiques détiennent une légitimité pour agir afin de réguler le marché, souligne-t-il. Le responsable ajoute qu’elles seraient bien avisées de réduire les montants maximums pour ces frais d’incident bancaire.

Les frais appliqués en cas de découvert sont opaques

À rappeler que ces derniers s’appliquent par exemple en cas de :

  • Découvert ;
  • Rejet de prélèvement.

Si les frais de rejet étaient plafonnés à 8 euros, les consommateurs pourraient économiser environ un milliard d’euros, estime l’association. L’UFC-Que Choisir revendique également plus de transparence aux institutions bancaires. Seules la Bred et la Banque postale restituent systématiquement les doubles facturations des refus qui ont lieu. Et ce, quand un compte présente un solde insuffisant avant le deuxième essai de paiement d’une note.

La Cour des comptes a prêté l’année dernière attention aux frais bancaire engendrés par un découvert. Elle critiquait alors déjà leur manque de transparence. Cette opacité rapporterait chaque année 6,5 milliards d’euros aux banques, d’après des économistes de l’INC (Institut national de la consommation). Lorsqu’un solde débiteur non autorisé survient par exemple, la banque transmet en effet généralement une lettre d’information à son client. L’objet de celle-ci étant de demander au titulaire du compte de l’alimenter.

D’après MoneyVox, la note pour ce découvert non autorisé peut s’élever jusqu’à 45 euros en fonction des banques. Sont entre autres habituées au fait les filiales de BPCE (Banques Populaires-Caisse d’Épargne).

Les banques profitent d’une marge très élevée

Un rapport de l’UFC-Que Choisir déplore que comparé à ses pays voisins, la France affiche des frais d’incident bancaire nettement plus conséquents. L’association détaille que le coût des rejets de prélèvement dans le pays s’établit à un niveau :

  • Trois fois plus élevée qu’en Belgique ;
  • Huit fois plus dispendieux qu’en Italie ;
  • Dix-sept fois plus important qu’en Allemagne.

Elle a aussi observé que ces frais d’incident occasionnent une :

Scandaleuse ponction bancaire de 1,8 milliard d'euros sur le budget des consommateurs.

Le syndicat remarque que la concurrence est inefficace à les abaisser. En témoigne le seuil maximal de 20 euros pratiqué systématiquement par l’ensemble des banques dans l’éventualité d’un rejet de prélèvement. Sur cette somme, 8 euros sont appliqués en guise de « commission intervention ». D’après l’UFC, la marge des organismes bancaires tricolores sur les frais d’incident atteint les 86 %.

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