Les banques françaises misent sur le PCA pour pouvoir continuer leur activité en toute sécurité
De par leur rôle majeur dans l’économie française, les banques sont appelées à maintenir leurs activités en cette période de confinement lié au Coronavirus. Elles ont ainsi déclenché le PCA (Plans de continuité d'activité), dispositif qui vise notamment à garantir la sécurité des salariés dans les agences. Les syndicats exigent de leur côté à hisser la sécurité à un niveau maximal.
À l’instar des pharmacies et des commerces alimentaires, les banques ne sont pas concernées par le décret gouvernemental stipulant la « fermeture des lieux publics non essentiels », sur fond de pandémie Covid-19. Bon nombre d’entre elles ont donc activé le PCA (Plans de continuité d'activité). Un dispositif qui se présente de diverses manières, selon les organisations internes des établissements.
Dans les agences, il peut s’apparenter à de véritables aménagements internes, de manière à garantir la sécurité des salariés. Les syndicats sont d’ailleurs très à cheval sur ce point particulier. Ils ont ainsi formulé un certain nombre d’exigences à l’endroit de chaque établissement bancaire.
Maintien des activités dans le cadre du PCA
Visibles auprès de n’importe quel comparateur banque, les grandes enseignes financières françaises se donnent les moyens de maintenir leurs activités, en pleine crise du Covid-19. Une disposition essentielle au financement de l’économie, surtout en permettant aux entreprises et particuliers d’accéder aux opérations courantes.
De nombreux établissements ont ainsi déclenché le PCA, dispositif visant surtout à conjuguer le maintien des activités avec la sécurité des employés. Mis à part les gestes barrières classiques, il se matérialise entre autres par la suppression des réunions physiques et la suspension des voyages à l'international.
Société Générale et la banque de La Défense ont ainsi lancé leur PCA, le lundi 9 mars dernier. Pour les deux banques, le dispositif concerne surtout les activités de marchés et de paiements.
Les grandes lignes des dispositions prises par les banques
D’une banque française à une autre, le PCA se matérialise de différentes manières. Parmi elles figure le recours massif au télétravail. L’expérience n’est pas nouvelle : pas plus tard qu’en fin 2019, certains salariés s’y sont déjà mis à cause des grèves dans les transports. Les banques s’estiment ainsi être bien au-dessus de la mêlée, en ce qui concerne les soucis techniques inhérents au travail à distance.
Dans les agences obligées de rester ouvertes, le PCA consiste à réorganiser la disposition même des zones de travail (création de compartiments, par exemple). Il s’agit ici de veiller au respect de la distanciation sociale, pour assurer la sécurité des salariés.
Le Crédit Agricole et la Société Générale ont par exemple scindé certaines équipes comptant un certain nombre d’effectifs. Pour sa part, la banque de La Défense mise sur la rotation des équipes, avec l’éventualité de recourir à des sites de repli situés en Île-de-France. Ces derniers seraient actuellement équipés pour accueillir les collaborateurs, en toute sécurité.
Les syndicats au petit soin des salariés
Tout en adhérant au PCA, le SNB/CFE-CGC, premier syndicat du secteur bancaire en France, a dressé toute une liste de mesures complémentaires pour assurer la sécurité des salariés en agence.
Parmi elles, on note la mise à disposition d’équipements adaptés (masque FFP2, gants jetables, gel hydroalcoolique) pour le personnel « amené à continuer à accueillir la clientèle et le public ». Le syndicat exige aussi des séances de désinfection des « locaux et machines de Libre-service bancaire (LSB) » au cours de la journée.