Airtel souhaite continuer de développer ses activités de mobile money en Afrique, moteur de sa croissance
Airtel serait en pleine négociation avec le spécialiste panafricain Helios pour la cession de 4 500 de ses tours télécoms. Les liquidités que l’opérateur téléphonique recevra de cette opération seront directement réinjectées dans son réseau de mobile money en Afrique. D’ailleurs, dans le but de développer ces activités, Airtel pourrait prochainement accueillir de nouveaux actionnaires minoritaires.
Alors que de nouveaux moyens de paiement, tels que la carte bancaire, sont plébiscités par les consommateurs du vieux continent, en Afrique la tendance est différente. En effet, les Africains restent attachés au mobile money. Et Airtel, l’une des sociétés leaders dans ce secteur, va tout mettre en œuvre pour qu’il en reste ainsi. L’enseigne prévoit alors de multiplier les investissements dans ses activités de banque mobile.
Toujours est-il qu’opérateur manque de liquidités pour concrétiser ce dessein, raison pour laquelle il va céder certains de ses actifs. Rien d’officiel pour le moment, mais des négociations sont en cours avec la société panafricaine Helios Towers.
L’arrivée de nouveaux investisseurs
Dans le but de disposer des fonds nécessaires pour développer ses activités de mobile Money, Airtel devrait prochainement sceller un accord avec Helios Towers pour la cession de 4 500 tours télécoms de son réseau. Mais pour accroitre davantage ses activités, l’opérateur pourrait également accueillir de nouveaux actionnaires. Une information confirmée par son directeur général, Raghunath Mandava, dans un communiqué publié le 29 janvier dernier. Il a notamment déclaré que :
Nous poursuivons activement la vente des sites de tours restants qui se trouvent dans plusieurs de nos pays d’exploitation et le groupe est en discussions avec divers investisseurs potentiels en ce qui concerne d’éventuels investissements minoritaires dans Airtel Money.
Raghunath Mandava
En revanche, le directeur général n’a pas révélé l’identité de ces éventuels nouveaux actionnaires. Quoi qu’il en soit, à en croire Jeune Afrique Business+, l’un d’eux serait le géant du paiement Mastercard. L’entreprise américaine souhaiterait investir dans la société Airtel et les négociations seraient en bonne voie. Actuellement, les deux parties seraient en plein pourparlers avec les banques centrales pour obtenir les autorisations nécessaires.
Toujours d’après Jeune Afrique, une autre société serait également intéressée pour devenir actionnaire minoritaire d’Airtel. Ici aucun nom n’a fuité, mais des rumeurs indiquent qu’il s’agirait d’un grand fonds d’investissement américain siégeant au Texas et en Californie.
Une activité plus que fructueuse
De nombreux observateurs se sont étonnés des initiatives prises d’Airtel pour disposer des liquidités nécessaires pour développer ses activités de banque mobile. Mais au vu des revenus dégagés par l’opérateur en matière de mobile money cela semble plutôt logique. En effet, entre avril et décembre 2020, les profits générés par cette activité se montent à 291 millions de dollars, soit une hausse de 28 % sur un an. Ce montant représente 10 % des revenus totaux d’Airtel Africa sur cette période.
Ces chiffres impressionnants expliquent pourquoi l’opérateur téléphonique ne souhaite pas lâcher le mobile money et entend développer ses activités de banque mobile. D’ailleurs, dans cette optique, Airtel a conclu ces derniers mois des partenariats avec Standar Chartered Bank, MoneyGram ou encore Samsung.
Airtel Money est disponible à Madagascar, au Kenya, au RDC, au Kenya, en Zambie, Tanzanie et au Gabon, mais c’est en Afrique de l’Est que ce service est particulièrement rentable.