La cession d’ING France arrive à son étape ultime

Agence de la banque ING

Dans le cadre du rachat de la filiale bancaire française d’ING, les prétendants devaient formuler leur offre le 26 novembre dernier. Parmi eux, la Société Générale est considérée comme favori. Toutefois, deux autres enseignes se trouvent également dans la compétition. L’un des trois candidats entrera d’ici quelques jours en négociation exclusive avec ING France.

Pour ING France, la vente de sa banque de détail approche de son dénouement. Par rapport à cette opération, aucun transfert d’employés n’est pour le moment au programme. L’été dernier, le groupe a d’ailleurs déployé un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi). Un document qui touchera 497 individus sur les plus de 700 travailleurs que compte la France. Jusqu’au 31 décembre prochain, les discussions avec les organisations syndicales se poursuivront.

Au sein même de la société, l’atmosphère se montre tendue. En cause l’adjonction d’un deuxième PSE à celui déjà en place. Tout juste annoncé, il s’adressera à 57 postes en plus.

ING projette de revoir le cadre de sa coopération avec AXA

Actuellement, ces personnes touchées par la seconde PSE se consacrent à la plateforme numérique de commercialisation d’assurances déployée en 2018, avec AXA, chez ING France. En effet, ING a déclaré qu’elle s’apprêtait à redéfinir les grandes lignes de sa coopération avec la compagnie assurantielle. Dans un communiqué, l’entreprise batave a annoncé :

AXA et ING ont l'intention de recentrer leur partenariat sur la fourniture locale de propositions d'assurance existantes, en s'appuyant sur leur travail commun et leur expérience jusqu'à présent et en passant d'une approche de plateforme centrale à une approche gérée localement.

Cette réorientation résulte en partie de son récent départ des marchés autrichien et tchèque de banque commerciale. Officialisée il y a trois ans, la collaboration s’inscrivait dans la stratégie de l’établissement dans l’optique de sa dématérialisation. Elle devrait aussi aider le groupe néerlandais à diversifier ses activités rémunératrices. Ceci en commercialisant dans les contrées, où elle distribuait seulement des offres de banque en ligne, des contrats :

  • De prévoyance ;
  • D’assurance santé ou dommages.

Dans les détails, ces pays portent sur l’Australie, l’Autriche, la Tchéquie, l’Italie, l’Allemagne et la France.

Les négociations exclusives avec l’un des potentiels acheteurs viendront bientôt

Concernant les candidats à la reprise d’ING France, Société Générale apparaît toujours comme l’élu. Dans sa stratégie d’expansion, cette opération lui permettrait de faire gagner 12 mois à Boursorama. Au 30 septembre 2021, cette dernière revendiquait 3,1 millions de clients. D’ici deux ans, elle ambitionne de franchir la barre des 4 millions. D’après certaines sources, la Société Générale serait prête à racheter :

  • Les portefeuilles de prêts immobiliers et d’assurances-vie ;
  • Les comptes courants et comptes épargne.

À part la banque de La Défense, deux autres enseignes sont dans la compétition :

  • Crédit Mutuel Alliance Fédérale ;
  • Crédit Mutuel Arkéa.

Chacune des trois sociétés espère consolider leur propre banque dématérialisée avec l’activité d’ING France. Le 26 novembre dernier, elles devaient formuler une offre attrayante pour confirmer leur intérêt pour cette dernière. Pour information, en France, le groupe néerlandais compte 1 million de fidèles. Selon une source, celui-ci entamera d’ici quelques jours des négociations privilégiées avec l’un des potentiels repreneurs.

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