Bruxelles aide les Fintech à accéder facilement aux données clients

Deux femmes discutant sur l'accès client

À partir de 2018, les banques traditionnelles devront partager leurs bases de données clients avec les Fintech. Une situation qui favorise la concurrence sur le marché bancaire européen. En effet, les startup pourront directement peaufiner des offres sur mesure, selon leurs cibles. C’est ainsi que Bruxelles compte encadrer cet essor de nouveaux services afin qu’ils puissent se développer convenablement.

L’entrée en vigueur de l’open banking, ou l’obligation de partage des données de paiement des clients par les banques, à destination des nouvelles structures financières, marque l’annonce d’une importante transformation dans le secteur.

Prévue d’application en janvier 2018, soutenue par la directive sur les services de paiement ou DPS2, chaque acteur réagit différemment à la nouvelle. Ce partage sera codifié par les normes techniques règlementaires (RTS), et se caractérise par la mise en place d’une interface de programmation.

Bruxelles, de son côté, compte encadrer les jeunes pousses, surtout les agrégateurs de comptes, dans le développement de leurs nouveaux produits et services.

Mise en place d’une interface de programmation

La directive révisée sur les services de paiement (DPS2), prévue d’être mise en vigueur le 18 janvier 2018, est une règle très attendue des acteurs du secteur bancaire, notamment les établissements traditionnels et les Fintech de la finance.

La Commission européenne vient de décider de la manière dont les établissements bancaires classiques devront permettre l’accès aux données clients aux jeunes pousses. En revanche, cet accès ne concerne pas toutes les startup, seules celles ayant un mandat pourront se le permettre.

Ces normes techniques réglementaires (RTS) seront prochainement adoptées de manière officielle. Dans le cadre de ce partage des informations sur les comptes courants des clients communs des banques traditionnelles et des Fintech, les RTS prévoient la mise en place d’un « accès par protocole informatique » ou API.

Ainsi, ces nouvelles structures dûment mandatées devront passer par cette interface de programmation, que les banques mettent à leur disposition, afin d’accéder aux données des comptes de paiement d’une clientèle en commun.

Contribution à l’essor de nouveaux services bancaires

Bruxelles compte prendre les mesures nécessaires afin de garantir l’encadrement et la simplification du développement des nouveaux services bancaires proposés par les startup de l’économie numérique, notamment les agrégateurs de comptes.

À défaut d’une règlementation précise, ces derniers utilisent la technique de « web scraping » pour récolter les informations sur les clients. Cette méthode consiste pourtant à utiliser leurs identifiants pour avoir les informations nécessaires, directement sur une banque en ligne.

Or, cette opération est considérée par les banques comme dangereuse, surtout à l’ère de la cybercriminalité. Avec l’open banking, un professionnel déclare que :

On peut compter sur la créativité des Fintech pour développer leurs services en s’appuyant sur la mine d'or que constituent les données bancaires, qui permettent une connaissance très fine de l’utilisateur, de ses goûts, de ses besoins. Elles vont aussi développer des services autres que financiers, avec l’objectif de récupérer encore de nouvelles données.
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