Le paiement Orange à plusieurs tranches devient accessible aux emplettes quotidiennes

Les mains d'un homme tenant une carte de crédit avec les icônes BNPL.

Auparavant, le paiement à 3 ou 4 fois servait pour acheter des marchandises à un prix élevé. Actuellement, ce crédit à la consommation est aussi accessible aux produits les plus basiques. Les filiales de BNPL ou « Buy Now Pay Later » prospèrent dans leurs affaires. Tandis que les particuliers s’écroulent petit à petit dans le surendettement.

Avec les prix d’achat qui ne cessent d’augmenter, les consommateurs ont recours au mode de paiement BNPL, même avec les petits achats journaliers. Certains pays comme les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni sont les plus touchés par cette mesure. Les géants du fintech comme l’entreprise suédoise Klarna et Fupay d’Australie ont saisi l’opportunité pour élargir leurs investissements depuis mars dernier.

Ils ont notamment établi une coopération avec des fournisseurs alimentaires et d’hydrocarbure. En effet, cette collaboration donne la possibilité aux acheteurs de payer en plusieurs tranches leurs provisions ainsi que leur consommation de carburant. Pourtant, cela encourage les ménages à s’endetter davantage.

Le BNPL source de surendettement

Alors que le coût de la vie augmente, les clients ressentent de plus en plus le besoin de payer pour plus tard. Pourtant, ce moyen de paiement risque de les submerger d’une dette accumulée. Par ailleurs, un expert en crédit a confirmé que plus le client s’adonne à des petits prêts, plus cela le conduit vers une situation d’endettement excessif.

De leur côté, les fournisseurs de service BNPL développent leur secteur d’activité. En effet, les crédits ne concernent plus que les achats de grande valeur. L’entreprise américaine Affirm connaît un franc succès avec sa nouvelle carte de crédit pour faire les emplettes indispensables. Au Royaume-Uni, la société Zilch compte même une pizza de 2,50 livres parmi les marchandises nécessaires au paiement fractionné.

Ces acteurs ne prennent pas en compte les dangers courus par les consommateurs en accumulant les crédits. Pour réagir à cette situation, les régulateurs dans plusieurs pays concernés comptent renforcer leurs autorités. C’est notamment le cas aux États-Unis, en Europe ou en Australie.

Les acteurs réagissent face au surendettement

Pour prévenir le risque de surendettement, certains acteurs prennent les mesures nécessaires pour protéger leurs clients. La société annexe de la Banque postale, Django, en a fait sa mission principale. Effectivement, ils accompagnent leurs clients avec l’aide de Crésus, une association qui prévient le surendettement. Pour ce faire, la directrice de Django, Jocelyne Amegan Douaud, confirme :

Chez nous, il n'est pas possible de faire plus de deux paiements fractionnés sur un glissement de 30 jours.

Jocelyne Amegan Douaud

Au Royaume-Uni, Klarna propose comme solution de transférer ses informations auprès des bureaux de crédit. Les promoteurs français sont plutôt confiants puisque leurs principaux acteurs Floa, Alma et Oney n’envisagent pas d’approuver ce genre de crédit. Jean-Pierre Viboud affirme que sa société, Oney, préconise uniquement des prêts raisonnables.

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