Le défi majeur des nouveaux acteurs du secteur bancaire français de construire un modèle rentable

Crédit Agricole, la société mère de BforBank qui est une banque en ligne

Après les banques en ligne, les néobanques se multiplient sur le marché français. Et si elles ont rapidement réussi à conquérir un grand nombre de consommateurs, l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) doute encore de leur capacité à bâtir un business model rentable. Telle est la conclusion d’une étude récemment publiée par le superviseur financier.

Succès commercial rapide des banques en ligne et néobanques

Important Le succès des premiers établissements bancaires en ligne en France a poussé la plupart des grands groupes à avoir leur propre filiale.

C’est le cas :

  • du Crédit Agricole avec BforBank,
  • de la Société Générale avec Boursorama,
  • du Crédit Mutuel-CIC avec Monabanq,
  • du Crédit Mutuel Arkéa avec Fortuneo.

En 2019, La Banque Postale lancera Ma French Bank. Du côté des banques sur mobiles, Orange Bank a rejoint Revolut et N26 en 2017.

Le succès commercial a été immédiat. D’après l’étude du régulateur du secteur bancaire :

« À la fin de l’année dernière, ces nouveaux acteurs avaient réussi à séduire 6,5 % des consommateurs, soit 4,4 millions de personnes. De plus, ils ont réalisé 33 % des conquêtes de clients ».

Résultat 2017 négatif pour 7 établissements sur 12

Malgré ces chiffres encourageants, l’enquête, qui porte sur une douzaine de sociétés, indique que le bilan de la plupart des banques en ligne et des néobanques pour l’exercice 2017 affiche un résultat négatif.

Important L’ACPR pointe du doigt la faiblesse de leur produit net bancaire (PNB) avec un revenu annuel moyen de 138 euros par client chez 7 des enseignes concernées.

Le superviseur note toutefois l’existence d’écarts significatifs entre les différents organismes étudiés.

Parmi les explications avancées par les experts à ce niveau de revenus bas figurent la politique de prix bas et l’étroitesse de l’offre. Car si les prêts à la consommation, les crédits à l’habitat et les produits d’assurance présentent un bon potentiel pour supporter la croissance de ces nouveaux acteurs du secteur bancaire, leur taux de pénétration auprès de la clientèle est encore très limité.

Les obstacles à la rentabilité des nouveaux acteurs bancaires

La composition de la clientèle influe également. Considérées comme les meilleures banques pour les jeunes, elles sont contraintes de pratiquer des marges réduites, ce qui affecte leur rentabilité.

Important En outre, 14 % d’utilisateurs sont peu actifs ou inactifs et seulement 23 % des clients y domicilient leur salaire.

Il faut aussi tenir compte des coûts élevés, notamment les dépenses de marketing. Par exemple, le poids des primes de bienvenue, dont le montant varie de 80 euros à 160 euros, grimpe parfois jusqu’à 24 % du PNB des établissements interrogés par l’ACPR.

Important Selon le régulateur, un défi majeur pour ces derniers consiste par conséquent à faire baisser ces coûts sans perte de client.

Et ce, d’autant qu’ils se donnent pour objectif d’atteindre les 13,3 millions d’utilisateurs à l’horizon 2020.

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