N26 met en place un pôle spécifique destiné à la cybersécurité
La néobanque N26 connait un essor remarquable depuis son lancement. Mais comme tous les établissements bancaires, elle n’est pas à l’abri d’actions malveillantes entreprises via des moyens physiques ou dématérialisés, les pirates et cybercriminels rivalisant d’ingéniosité avec les concepteurs de systèmes de sécurisation. Les usurpations d’identité de clients ainsi que le blanchiment d’argent sont fréquents, d’où sa volonté de mettre en place un département pour lutter contre ces types de fraudes.
Le succès est au rendez-vous
N26 s’inscrit dans la lignée des banques « Nouvelle Génération » qui ont fait des jeunes (surtout les Millenials) leurs cibles privilégiées. Et la néobanque allemande réussit fort bien puisque depuis sa création en 2015, son expansion est tout simplement spectaculaire.
De par sa nature même, elle réussit à séduire les jeunes en leur proposant un service innovant, rapide, efficace et surtout en phase avec l’évolution technologique.
Ses clients apprécient entre autres le service « tout digital » permettant d’ouvrir rapidement un compte bancaire, directement à partir d’un Smartphone. Ajouté à cela le coût moindre, voire la gratuité, de nombreux services.
N26 est aussi victime de son succès
À l’instar des autres banques à succès, N26 attire les clients malintentionnés. D’ailleurs, elle a été récemment mise à l’amende par la BaFin, le régulateur financier allemand, pour manque de vigilance concernant les activités de ses clients.
Rappel des faits : les malfaiteurs ont utilisé l’application mobile de N26 pour leurs opérations de blanchiment d’argent.
Depuis, les comptes des malfaiteurs ont été clôturés, mais l’autorité bancaire a tout de même tenu à la sanctionner pour manquements à ses obligations.
Des mesures pour optimiser la cybersécurité
Pour mieux surveiller les agissements des utilisateurs et éviter de nouveaux écarts, la néobanque a décidé de mettre en place un pôle technologique en charge de la prévention et de la lutte contre cybercriminalité. Elle s’aidera de l’intelligence artificielle pour repérer les transactions suspectes.
Un système de géolocalisation sera également déployé. Il s’agira de vérifier que la carte bancaire ainsi que le téléphone d’un client donné se trouvent effectivement au même endroit au moment ou celui-ci effectue une transaction.