Les levées de fonds enregistrées par les Fintech françaises ont atteint un niveau record
Les entreprises françaises spécialisées dans la technologie financière ou Fintech ont affiché des résultats satisfaisants durant les six premiers mois de cette année. Les levées de fonds s’établissent jusque-là aux alentours de quelques centaines de millions d’euros. Quelques entités se sont démarquées parmi tant d’autres grâce à des performances optimales.
Les Fintech françaises se sont montrées ultra-performantes pour la saison 2018. Du moins lors des six premiers mois. Ces entreprises de la technologie financière ont enregistré des levées de fonds qui ont dépassées la barre des 200 millions d’euros depuis janvier.
Certaines enseignes se distinguent du lot grâce à des résultats plus que satisfaisants. Dans tous les cas, les prévisions s’annoncent optimales. Le record de l’année passée devrait même être battu à ce rythme.
D’autres acteurs s’avèrent tout aussi efficaces. Une situation qui est quelque peu préoccupante pour les opérateurs locaux dans le cadre de leur posture au niveau du marché international.
Plusieurs centaines de millions d’euros collectés au premier semestre
Les startups de la technologie financière sont satisfaits des levées de fonds accumulés au premier semestre. En effet, ces enseignes ont enregistré près de 200 millions d’euros depuis le mois de janvier.
D’après l'association professionnelle France Fintech, les capitaux qu’ont attirés ces entreprises ont battu le record des performances au cours des deux années précédentes. Selon le constat du cabinet KPMG, la somme s’est établie à 172 millions d’euros en 2016. Ainsi, cette tendance haussière pourrait annoncer un dépassement du record en 2017. La somme a atteint en cette période plus de 300 millions d’euros.
Selon le président de France Fintech, Alain Clot :
« La Fintech était déjà le premier secteur de levée, devant l'Adtech dans la publicité l'année précédente, en France comme au niveau mondial. »
Alain Clot.
Il précise le fait que les investisseurs étrangers soient fortement attirés par le marché en France.
Au président de Lendix, Olivier Goy d’annoncer que :
« On n'a jamais eu autant de cartes en mains pour attirer des capitaux. Il y a les fonds, les familles via les family offices, les industriels, de la banque ou de l'assurance, ce qui n'est pas le cas de tous les secteurs. Et bon nombre d'étrangers portent un certain intérêt à la France : par exemple, Alan d’Assurtech a levé ses 23 millions auprès du fonds Index Ventures. Il y a de plus en plus de monde autour de la table ».
Olivier Goy.
À savoir que Lendix a réalisé la deuxième levée la plus importante parmi le lot. Cette société a affiché un montant à 32 millions d’euros de la holding de l’entreprise familiale italienne De Benedetti et de la compagnie d’assurance allemande Allianz ainsi que du fonds français Idinvest.
D’après le leader de lendix :
« Il faut aller chercher des actions étrangères pour pouvoir se développer à l'international ».
Olivier Goy.
Un premier exploit pour la jeune pousse Ledger
Le groupe Ledger se retrouve en tête du classement des meilleurs tours de table. Cette entreprise a ressorti un chiffre évalué à 61 millions d’euros en début d’année. Les fonds qui ont contribués à ce succès sont ceux de Draper Esprit, capital-risque, Cathay Innovation, Korelya Capital, FirstMark Capital et celui dirigé par Fleur Pellerin.
En ce qui concerne les tickets moyens pour toutes les Fintech, la progression semble plus que notable. Les prévisions annoncent 8 millions d’euros pour cette année en cours contre 5 millions en 2017 et 3 millions l’année précédente.
À noter cependant que les Fintech françaises semblent encore manquer d’envergure face à leurs concurrentes européennes. La néobanque britannique Revolut a par exemple réuni à elle seule 250 millions de dollars ou encore l’allemande N26 avec ses 160 millions de dollars.
La concurrence est de plus en plus rude sur le marché. La situation complique le choix des clients qui cherchent à trouver la meilleure banque pour les jeunes étant donné que ces derniers sont les principales cibles des Fintech.