Le rapport semestriel de la banque de France sur le système financier annonce l’insuffisance de rentabilité
Même si une résilience du secteur a été remarquée, la rentabilité des six grands établissements français n’arrive pas à atteindre jusqu’à présent le coût du capital. Pour la Banque de France, ce sont surtout la correction des marchés ainsi que l’endettement des entreprises qui sont les grands problèmes de la banque en ce moment et surtout pour les prochains mois.
La rentabilité des importants établissements en France est toujours inférieure au coût du capital
Selon le rapport semestriel d’évaluation des risques encourus par le système financier de France, la rentabilité des banques françaises et européennes présente jusqu’ici des failles.
Le superviseur a souligné que même si elle a progressé lentement, elle est encore inférieure au coût du capital ce qui engendre davantage une détérioration de la valeur, du côté financier.
En effet, les six grands établissements de banques français présentent un rendement de leurs Fonds Propres à plus de 6%. Ce chiffre représente toutefois la médiane européenne. Il est à noter que ces établissements y trouvent avantages puisque le coût du capital est en baisse depuis janvier 2018. Quoi qu’il en soit, les capitaux propres des banques restent toujours inférieurs à celui-ci.
Les six établissements banquiers français ont connu une croissance favorable
Depuis 2017, chacun des établissements bancaires français est arrivé à accroître son produit net bancaire. En effet, même s’ils sont confrontés à un environnement de taux bas ainsi qu’à un niveau de volatilité sur le marché assez faible, ils sont tous parvenu à augmenter le produit net bancaire de 0,5 % avec un résultat avant impôts de 3,9 %.
Il est ainsi possible d’affirmer que malgré le fait que les opérateurs soient attentistes, les six banques françaises ont pu défendre leur valeur. Cependant, ces banques présentent toujours un taux faible qui a des impacts négatifs notamment sur leurs revenus d’intérêt.
Face à cette situation, plusieurs risques sont à craindre. Entre autres, il se pourrait qu’une hausse brutale des taux d’intérêt survienne. Cela aurait un impact sur la gestion actif et passif notamment des banques. En outre, dans un cas contraire où le taux d’intérêt baisse, la rentabilité va être de plus en plus sous pression. D’ailleurs, un taux d’intérêt assez faible pourrait conduire un grand nombre d’acteurs à baisser la garde et utiliser un comparateur bancaire.
Grâce au dynamisme des revenus hors intérêts, les établissements banquiers ont trouvé en quelques sortes une solution permettant de maintenir leurs Fonds Propres. Ils ont pu également mener à bon terme des plans d’économies probants.
En contrepartie, ils ont dû adopter d’importants investissements dans la banche informatique. Quoi qu’il en soit, comme chaque année d’ailleurs, plusieurs risques encourus par le système financier dans l’Hexagone sont à prévoir.