L’APIC réclame des mesures d’accompagnement pour les particuliers ayant des crédits en cours
En prévision des difficultés financières rencontrées par de nombreux acteurs économiques à cause de la pandémie de coronavirus, les banques ont pris des dispositions pour soutenir les petites entreprises. En revanche, pour les particuliers ayant des prêts à rembourser, aucune mesure n’est prévue. L’APIC réclame des aménagements afin de leur éviter de gros problèmes.
La FBF n’a prévu aucune mesure pour les particuliers
Avec le confinement dans une partie du pays, de nombreux Français dans l’impossibilité de travailler de chez eux se retrouvent au chômage partiel ou total. Cela signifie une baisse des revenus, qui va affecter le pouvoir d’achat du ménage. Ceux qui ont un crédit en cours sont les plus menacés puisqu’ils doivent continuer à régler leurs mensualités de remboursement, même avec un budget rogné.
Et si la FBF a détaillé les dispositifs d’accompagnement pour les entreprises, elle indique n’avoir
Aucun plan d’action coordonné pour les particuliers.
Elle recommande à ces derniers de contacter leur conseiller bancaire par téléphone, via son application mobile dédiée, par message électronique ou sur son site.
Elle les invite par ailleurs à consulter les conditions générales de leur contrat de prêt les clauses portant sur l’allègement ou le report d’échéances.
Mais qu’en est-il de ceux dont le contrat ne comprend pas de telles dispositions ? Et même pour les emprunteurs qui peuvent bénéficier contractuellement de tels aménagements, la durée de la suspension du remboursement est généralement limitée à trois mois consécutifs, sans excéder 6 ou 12 mois.
Si la crise perdure, le prêteur pourrait-il étendre le délai de report ? Et comment gérer les crédits relais dont le terme approche ? Autant de questions auxquelles la FBF répond que « chaque cas fera l’objet d’un traitement personnalisé ».
L’APIC réclame des « mesures d’urgence » pour les particuliers
Mais dans les faits, les conseillers, débordés avec les professionnels, n’ont que peu de temps à consacrer à leur clientèle particulière.
Important L’Association professionnelle des intermédiaires en crédit (Apic) réclame pour cette dernière des « mesures d’urgence » semblables à celles décidées pour les entreprises.
Elle a ainsi adressé au gouvernement un courrier contenant trois requêtes pour éviter aux ménages des incidents de paiement et leurs conséquences, ou l’impossibilité de couvrir leurs dépenses si elles choisissent de payer en priorité leurs échéances de crédit.
- report ou suspension des remboursements jusqu’à six mois ;
- augmentation du délai des conditions suspensives d’obtention de prêt lors de la signature du compromis de vente à 90 jours au moins, contre 45 à 60 jours actuellement ;
- l’assouplissement des accords de crédits en place depuis le début de cette année.
Il reste que les réaménagements ont un coût.
- D’une part, en repoussant le terme du prêt, le coût total du financement est majoré.
- D’autre part, la mise en place d’un échéancier rectifié génère des frais de dossier.
S’agissant des crédits conso, les contrats prévoyant le report ou la révision à la baisse du montant des échéances sont plus rares.
Quoi qu’il en soit, avant d’arriver à une situation extrême, mieux vaut discuter avec le prêteur pour négocier un étalement des paiements.
C’est plus simple, plus rapide et moins onéreux que de changer de banque pour faire racheter son (ses) crédit (s).