Le prêt garanti par l’État connait un franc-succès
La FBF a récemment rendu publique une nouvelle encourageante concernant le prêt garanti par l’État (PGE) mis en place par le gouvernement dans le but de soutenir financièrement les entreprises en difficulté face aux conséquences du coronavirus. À travers cette publication, la Fédération Bancaire Française a en effet démontré que cet outil d’aide connait un franc-succès depuis son lancement le 25 mars dernier.
En mettant sur pied son plan PGE le gouvernement s’est fixé comme objectif d’apporter son aide aux professionnels et entreprises dont la santé économique a été fortement impactée par cette crise sanitaire et la période de confinement qui l’a accompagné.
Ainsi, à travers ce prêt garanti par l’État, l’exécutif leur a ouvert la porte auprès des établissements bancaires qui se sont engagés à ouvrir les vannes des crédits dans le cadre de ce dispositif qui n’a pas manqué de séduire un nombre considérable d’emprunteurs donnant la preuve de son succès.
C’est du moins, ce qu’a fait valoir la FBF en publiant les résultats de ses études sur ce sujet depuis son lancement au 25 mars jusqu’à mi-mai dernier.
D’excellents atouts dans ses manches
À titre de rappel, le PGE est un dispositif destiné à soutenir financièrement les entreprises et professionnels se trouvant en mauvaise posture depuis que le coronavirus est entré sur le territoire Français. Son objectif principal étant de permettre à ces derniers d’accéder à une offre exceptionnelle de crédit auprès des établissements bancaires pour renforcer leur trésorerie.
S’agissant d’un mécanisme d’aide, il fait profiter aux emprunteurs de conditions d’octroi des plus souples et équitables qu’importe l’enseigne choisie qu’envisager de changer de banque pour trouver la proposition la plus intéressante serait inutile. Pour le dire, il suffit de porter un regard sur les différents atouts qu’il a dans ses manches en commençant par son taux d’intérêt fixé à :
- 0,25% pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires jusqu’à 50 millions d’euros ;
- 0,50% pour les structures ayant un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros.
S’ajoutant à cela, il faut aussi souligner que chaque opérateur se doit de proposer une période de sursis d’un an en ce qui concerne le remboursement du capital et des intérêts pour donner ensuite aux clients la possibilité de choisir d’en prolonger l’amortissement jusqu’à cinq ans.
Et puisqu’il s’agit de PGE, il est également nécessaire de rappeler que ce prêt est garanti par l’État à hauteur de 90%. Le reste, ce sont les banques qui s’en chargent. Soit de :
- 10% jusqu’à 1,5 milliard d’euros ;
- 20% jusqu’à 5 milliards d’euros ;
- 30% au-delà de 5 milliards d’euros.
Le succès est au rendez-vous
D’après la FBF, le succès est rendez-vous en ce qui concerne le PGE qui doit essentiellement sa performance aux différents atouts susmentionnés se présentant comme de réelles opportunités pour les emprunteurs qui y voient non seulement une aubaine pour renflouer leur trésorerie, mais également un levier garantissant la reprise de leurs activités.
En se donnant pour mission d’en évaluer l’évolution, la Fédération est en effet bien placé pour le dire en notant qu’elle a récemment publié les résultats de ses études sur le sujet sur la période du 24 mars à mi-mai. Ce qui lui a d’ailleurs permis de démontrer qu’à peine un mois et demi d’existence, ce prêt garanti par l’État a enregistré 500 000 demandes pour un montant total de 100 milliards d’euros octroyés.
La preuve que ce dispositif est fortement plébiscité par les acteurs concernés essentiellement composés de TPE dominant le système à hauteur de 90%. Une prouesse qui aurait tendance à se renforcer maintenant que le pouvoir public a décidé d’étendre la portée du PGE sur de nouveaux bénéficiaires.
Entendons par là, les sociétés civiles immobilières, les Startup, les entreprises en procédures collectives depuis 1er janvier 2020 et les structures entrepreneuriales souscrites à des offres d’emprunts sur les plateformes de crowdfunding.
Et d’après la FBF, cet aboutissement reflète aussi l’engagement des banques de prêter main-forte au gouvernement dans l’accomplissement de cette tâche en mettant sur pied cette mesure dans les plus brefs délais. Pour le dire, l’organisme a fait valoir qu’en temps normal, l’octroi d’un prêt total de 100 milliards d’euros correspond à 15 mois de production de crédits. Un délai qu’elles ont réduit à seulement 7 semaines.