Les pertes potentielles des banques de l’UE pourraient s’élever à 315 milliards d’euros
Les banques de l’UE ont renforcé leurs fonds propres avant l’avènement de la crise du coronavirus et ces coussins de sécurité leur permettront sûrement de traverser sereinement cette phase difficile. Cependant, les pertes occasionnées par la progression des prêts non performants pourraient se chiffrer aux environs de 315 milliards d’euros, d’après le calcul de l’Autorité bancaire européenne. Dans son dernier rapport, l’institution prévoit une hausse significative des risques liés au crédit, laquelle pourrait affecter la rentabilité des établissements bancaires de la zone euro à l’avenir.
Pour sa part, la Coface anticipe une augmentation de 25 % des faillites des entreprises pour 2020, mais tout comme le régulateur européen, ce spécialiste de l’assurance-crédit se veut rassurant, les banques disposent suffisamment de provisions pouvant absorber les pertes.
Une bonne évaluation des risques est de rigueur
Afin de ne pas trop compromettre leur rentabilité une fois la crise terminée, les banques devraient bien évaluer les risques avant de consentir des prêts, préconise l’ABE. Mais comme le niveau de départ en capital varie d’une enseigne à l’autre, l’impact de la crise restera limité pour les unes et plus déstabilisant pour les autres. D’autre part, tout dépendra de l’évolution de la situation.
De leur côté, les clients ont toujours la possibilité de changer de banque si l’offre de leurs établissements ne correspond pas à leurs besoins. Avec la loi Macron sur la mobilité bancaire, les démarches sont désormais faciles, et pour accéder aux meilleures offres, il suffit de recourir à un comparateur de banque.
Important À noter toutefois que la détention d’un crédit en cours peut constituer un motif de refus du transfert du compte. Dans ce cas, le client a deux solutions : le rachat de crédit ou bien le remboursement anticipé du prêt avant la fermeture du compte dans l’ancienne banque.
315 milliards d’euros de pertes sur les fonds propres
Dans le contexte du pire scénario imaginé par le régulateur, les banques de l’UE pourraient accuser des pertes sur les fonds propres estimées à 315 milliards d’euros. Outre cela, les effets de la crise pourraient entraîner une dégradation de la qualité des actifs qu’elles détiennent.
Néanmoins, les établissements bancaires pourront toujours reconstituer leurs matelas de capitaux lorsque la situation économique redeviendra normale.