Le parlement européen soutient les banques dans leur lutte pour la relance économique

Façade du bâtiment du Parlement Européen à Strasbourg, France

Pour faire face aux désastres économiques liés au covid-19, les autorités européennes ont assoupli les exigences des règles stipulées dans les banques. Tout cela dans le but d’endiguer la propagation de la crise vers le système de finance. Ces dernières pourront avoir une liberté financière pour donner un coup de pouce à la relance économique.

Alors que le virus s’estompe peu à peu du continent, tous les pays de l’Europe semblent maintenant faire face à une crise majeure. L’ampleur de celle-ci est telle que les statistiques économiques parlent d’elles-mêmes. La longue période de confinement et la mise en arrêt obligatoire de plusieurs secteurs phares en sont les principaux facteurs.

D’un côté, la Banque Centrale Européenne a mis en place une aide économique en accordant aux enseignes financières plus de liberté réglementaire. D’un autre côté, cette solution a été validée le 9 juin par les élus du parlement pour d’appuyer cette forme de soutien. Tout cela, afin que ces dernières les bénéficiaires puissent apporter leur contribution à la remise sur les rails de l’économie.

Certaines banques traditionnelles vivent toutefois encore mal cette crise, et leurs clients commencent à se demander si changer de banque est la solution. D’autant plus que les banques digitales coûtent moins cher.

Faciliter les missions du secteur financier

Nombreux sont les établissements financiers, dont les bénéfices des trois derniers mois étaient catastrophiques. Tel est le cas de la banque espagnole Santander qui a enregistré une baisse de 82%, à en croire ses résultats au 28 avril dernier. La bonne nouvelle est que la Commission européenne est déjà expérimentée en gestion de situation de crise.

Le secteur bancaire apparait alors comme un pilier essentiel, contrairement aux évènements de 2010. Pas étonnant que les banques bénéficieront, après la réunion de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, d’un assouplissement des règles de prudence, surtout pour les crédits.

Afin que ce projet se réalise toutefois, un accord avec l’organisme chargé d’instaurer les règles bancaires internationales - le comité Bale - a été fait. Le but étant de reporter de deux ans l’entrée des règles concernant un régime comptable transitoire de provision sur les créances douteuses. Ainsi, les emprunteurs pourront disposer d’argent, sans être contraints par les règles de l’UE stipulant la détention de fond propre. Une opportunité pour les banques de prodiguer leur aide sur un large territoire. Sans oublier le fait que cette décision favoriserait une baisse importante des dettes liées à la crise. De plus, selon les estimations de Bruxelles, cela rapporterait 30 milliards d’euros de capital et quelque 450 milliards d’euros de prêt.

D’après la Commission européenne, entreprises débitrices et citoyens sont actuellement en pleine crise et présentent des difficultés sur le remboursement des prêts. Le texte traité vise ainsi à léguer des garanties publiques pour aider le secteur financier. Mais aussi une flexibilité sur la pondération plus élevée aux crédits plus risqués.

Des décisions un peu tourmentées

La Commission des affaires économiques, de son côté, a mis en place des mesures temporaires pour aider financièrement les pays non membres de la zone euro face à cette crise économique de grande ampleur. Tout compte fait, lors des traitements des opérations financières entre deux gouvernements ou banques centrales, la réintroduction de dispositions transitoires qui n’interdisent, n’imposent et ne limitent pas l’usage de l’euro ou la monnaie nationale est de mise.

Dans leur opération de paiement, les agents économiques ont le libre choix, sauf dans le cas d’une entente entre les protagonistes, d’utiliser l’euro dans les actes réglementaires et les opérations de transaction.

D’un autre point de vue, les eurodéputés sont contre ces décisions et veulent interdire aux banques de verser ces dividendes et procéder à une prolongation d’une période de 7 mois, la recommandation de la BCE centrée sur ce sujet.

Les décisions face à ces circonstances sont aussi défendues par l’AFME, et se joueront en un laps de temps court pour que les établissements bancaires puissent débloquer leur fonds propre. Certaines mesures ont d’ailleurs été votées au parlement mercredi 10 juin. Après cela, ce sera au tour du conseil des États membres d’appliquer ces dispositions qui pourront être lancées dès cet été.

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