Villyz, la fintech qui veut faciliter le financement des projets des collectivités par l’épargne
Au mois d’octobre, la start-up Villyz prévoit de lancer sa plateforme qui regroupe le financement participatif et le financement bancaire classique. L’objectif est de permettre aux Français de soutenir des projets d’utilité publique portés par leur collectivité. Ils peuvent ainsi donner du sens à leur épargne, une question à laquelle ils sont de plus en plus sensibles.
Financement de projets d’intérêt général grâce à l’épargne
Villyz a été fondée en mars 2020, en pleine crise sanitaire, par trois experts passés par l’ACPR, Arthur Moraglia, Sylvain Peyron et Anne-Sophie Lawniczak. Ils expliquent que
L’idée est de permettre aux citoyens d’investir dans des projets près de chez eux, les solutions classiques ne leur précisant pas l’utilisation de leur argent.
Nombre de consommateurs remettent d’ailleurs en question leur relation avec leur banque à cause de la transparence et du montant des tarifs, des produits et services proposés, etc. D’autant que les formalités pour changer de banque les encouragent à se tourner vers un concurrent, traditionnel, en ligne, mobile.
Important Par le biais de la plateforme, ils pourront accorder des prêts rémunérés aux collectivités ou aux organismes publics.
La fixation du taux d’intérêt est fixée librement par le porteur du projet, mais un seuil à 1 % (le double de celui du livret A) est imposé.
Pour une efficacité optimale, la fintech travaille en partenariat avec les banques. Ces dernières sont en effet intéressées par la réalisation d’opérations à forte valeur ajoutée des collectivités, raison pour laquelle la standardisation des contrats de prêts pour cette clientèle est en cours. Grâce à leur collaboration avec Villyz, elles ont la possibilité d’octroyer des fonds directement aux emprunteurs ou de proposer à leurs clients existants une part de financement citoyen.
Premier tour de table en phase de finalisation
Villyz dispose de l’agrément d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) et d’intermédiaire en financement participatif (IFP). En échange de son service d’intermédiation, elle prélève une petite commission sur chaque prêt conclu en direct ou via le financement citoyen par la clientèle des établissements bancaires partenaires. Pour ses fondateurs,
la marge est faible, car la rentabilité repose sur l’effet de volume.
Encore faut-il qu’avec ce business model, la jeune pousse basée dans le XIVe arrondissement parisien parvienne à s’imposer face à des acteurs déjà solidement implantés comme Lendopolis, figure bien connue du monde du monde du crowdlending. Elle semble néanmoins sur la bonne voie, puisqu’elle s’apprête à boucler son premier tour de table.
Selon ses fondateurs, Villyz devrait représenter une solution
Fiable, innovante, à haut rendement et à fort impact local
Pour répondre aux besoins de financement des collectivités locales, l’offre des fintech dans ce domaine étant insuffisante.