La migration vers le cloud, un défi majeur pour les banques
Sous la pression des fintechs qui maîtrisent à la perfection la technologie numérique, les banques traditionnelles sont obligées de s’adapter pour rester compétitives. La migration vers le cloud est l’un des défis majeurs auxquels elles sont confrontées actuellement et chacune d’elles avance à son propre rythme. BNP Paribas figure aujourd’hui parmi les établissements les plus en pointe dans le domaine.
Le cloud, une alternative pour faire baisser les coûts
Qu’est-ce qui pousse un particulier à changer de banque ? La première réponse qui vient à l’esprit est bien évidemment le tarif. Pour le consommateur, le réflexe naturel est de s’adresser à l’établissement le moins cher.
Avec leurs infrastructures, les banques traditionnelles sont soumises à de nombreuses charges qui ne leur permettent pas de s’aligner sur les tarifs des banques « Nouvelle Génération ».
ImportantAvec le cloud, une grande partie de ces infrastructures peut être dématérialisée, ce qui suggère déjà des dépenses moins importantes et donc la possibilité de répercuter ces économies réalisées sur les prix pratiqués.
BNP Paribas a déjà un pied dedans
La genèse du projet chez BNP Paribas remonte à un an et demi. Aujourd’hui, en collaboration étroite avec IBM, la banque est fin prête à lancer une phase test de son « nuage » personnel. Si l’essai est concluant, cette nouvelle infrastructure dématérialisée devrait abriter, dans un premier temps, 5 % de ses applications (une quarantaine).
En règle générale, les données stockées sur le cloud sont du domaine public, c’est-à-dire qu’elles sont accessibles à n’importe qui. Mais l’espace créé par BNP Paribas sera privé et la banque veille à en réserver l’accès à ses seuls clients.
La sécurité : un sujet épineux
Si les banques qui s’aventurent sur le cloud sont peu nombreuses aujourd’hui, c’est en grande partie parce que cette solution comporte encore des risques. La perte de données demeure une perspective qui inquiète bon nombre d’établissements, sans oublier la confidentialité des informations personnelles des clients qui reste difficile à garantir.
De manière inéluctable, le cloud représente l’avenir des banques, aussi bien pour les établissements traditionnels que les néobanques. Mais en attendant de parvenir à maîtriser parfaitement cette technologie, elles seraient bien inspirées de ne pas y stocker les données sensibles.