Apprécier la solvabilité des emprunteurs en passant par Fintel

capture ecran du site Fintel

Quelle que soit la bonne foi de son client, un organisme de crédit doit toujours vérifier l’aptitude de celui-ci à rembourser un prêt. De nombreux outils sont instaurés pour réduire au minimum les risques d’insolvabilité. Les Fintech y sont pour beaucoup, le développement d’interfaces de programmation applicative étant leur spécialité. Fintel compte parmi elles.

À une période donnée de la vie d’un usager des services bancaires, il arrive que sa situation financière ne lui permette plus de restituer les fonds empruntés dans les délais impartis. Si les compagnies d’assurance peuvent, dans ce cas, prendre la relève, il est toujours dans l’intérêt de la banque de limiter les risques de défaut de paiement.

Pour ce faire, les établissements bancaires appliquent le crédit scoring. L’évaluation est basée sur des critères bien précis, portant sur la fiabilité d’une part et la solvabilité de l’autre. La jeune pousse marseillaise Fintel accompagne justement les enseignes bancaires dans cette démarche.

L’intelligence artificielle de Fintel intéresse les grandes figures du secteur

En plus d’aider les banques à s’assurer de la solvabilité des emprunteurs avec un modèle de prédiction développé par des spécialistes de renom, la start-up se donne autre mission. Fintel est à même de jauger la fidélité du demandeur de prêt. Quant aux solutions d’épargne, l’appétence sera aussi évaluée.

Parmi les grands groupes bancaires qui ont été impressionnés par les produits et les services de l’enseigne figure par exemple Shinhan. Il s’agit de la holding financière la plus imposante de Corée du Sud. Le suédois Ikano, qui distribue près de 1,5 million de prêts dans l’année, a également été conquis.

D’ici 2020, l’entreprise innovante espère générer un chiffre d’affaires de 1 million d’euros, sachant qu’elle est payée sur chaque requête. La rapidité sera-t-elle au rendez-vous ? L’outil ne prendra que quelques fractions de seconde pour déterminer le profil du client. Les fondateurs énoncent que tout l’historique sera déroulé, même si les données datent d’il y a 5 ans.

Une détection rapide des profils à risque

Le président de la start-up, Jonathan Dahan, révèle que les établissements de crédit seront aussi alertés, dès lorsqu’un comportement à risque a été décelé chez un client. Tel est le cas d’une personne qui accumule les découverts depuis son compte bancaire, à cause de ses dépenses excessives et ostentatoires. En tout cas, il invite à écarter certains préjugés.

On met en évidence que les CSP+ ne sont pas forcément les meilleurs payeurs et que des profils sans CDI, redoutés par les banques, gèrent souvent bien mieux leur quotidien.

À l’autre fondateur, Nick Van Roekel, de souligner que les dossiers qui ont été, dans un premier temps, écartés du fait du statut professionnel (freelancer, autoentrepreneur…) pourront être réexaminés.

Pour perfectionner son algorithme, la jeune pousse a eu droit à l’appui de l’université Érasme de Rotterdam. Le dispositif repère les profils à risque à 99 %.

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