Les crises financières turque et italienne menacent le secteur bancaire européen

banque italienne

La santé économique en Turquie représente une menace potentielle pour le secteur bancaire en Europe. La situation en Italie semble encore plus inquiétante. Les banques tricolores dont Crédit Agricole et très particulièrement BNP Paribas se retrouvent au premier rang dans le cas où la situation venait à se propager. Les perspectives de résultat ont du moins arrêté leur régression.

L’effondrement monétaire de la livre turque semble menacer fortement tout le secteur bancaire européen. Les raisons qui expliquent cette situation ne demeurent toutefois pas inconnues. La faiblesse des taux d’intérêt ou encore les contraintes prudentielles dans le continent qui font partie des facteurs principaux de cette préoccupation.

Les plus grandes enseignes sur le marché sont les plus concernés dont les banques françaises telles que BNP Paribas ou Crédit Agricole.

La menace italienne est encore plus alarmante si l’on tient compte du comportement des investisseurs vis-à-vis des taux d’intérêts qui annoncent une tendance baissière depuis quelques temps. Et ce, malgré les prévisions par rapport aux résultats qui ont cessé de diminuer.

La crise turque représente une menace pour l’Europe

Depuis le début août, la perte s’établit en moyenne à 3% en ce qui concerne les valeurs du secteur présents dans le CAC 40 malgré une stabilité apparente de l’indice. Dans le lot, ce sont les titres Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole qui ont enregistré le plus de recul avec un rapport élevé respectivement à 13% et à 16%.

Plusieurs facteurs expliquent cette tendance quelque peu décevante. Tel est le cas de la faible rentabilité du secteur, apparemment influencée par les réglementations prudentielles en vigueur.

En Europe, la décision qui plaide pour le maintien des taux bas porte atteinte à la marge d’intérêt des opérateurs financiers tandis que les revenus sont toujours dispersés dans le commerce de détail.

Et les banques françaises semblent délaisser continuellement leurs projets pour redonner un dynamisme à la croissance de ce domaine. De plus, les investissements deviennent de plus en plus délicats à l’heure où le marché est de plus en plus concurrentiel.

Pire, d’autres craintes surgissent depuis l’été 2018 face à l’accroissement du risque international rattaché à l’effondrement monétaire en Turquie qui place les banques au premier rang de la ligne de mire.

Selon l’IESEG School of Management et les données de la BRI (Banque des règlements internationaux), l’exposition totale des banques tricolores dans ce pays atteint 28,6 milliards d’euros.

BNP Paribas se trouve en tête de liste en recensant près de 14 milliards d’encours de crédit turcs. En outre, cette enseigne détient 72% de TEB (Türk Ekonomi Bankası), la sixième banque du pays qui s’avère très performante car elle participe aux environs de 2,5% de ses résultats.

La santé économique en Italie est encore plus préoccupante

La menace italienne peut très rapidement devenir encore plus impactant, et pas dans le bon sens. Depuis quelques semaines, les taux d’intérêt en Italie sont repartis à la baisse et les investisseurs craignent la complexité de l’équation budgétaire due à la multiplication des promesses du pouvoir public du pays.

Pourtant, ce pays occupe une place non négligeable au niveau des bilans des banques françaises. Dans les détails, elle accapare à elle toute seule près de 10% de ses résultats chez BNP Paribas et 13% chez Crédit Agricole.

Concernant la bourse, les niveaux de valorisation des banques françaises sont très faibles. D’où l’apparition des incertitudes.

Cependant, tout semble indiquer que le pire est passé si l’on tien compte des prévisions sur les performances qui ont arrêté de régresser puisque d’après l’accord Facts et Estimates, une hausse des anticipations de résultat par action a été révélée par les experts entre juillet et août 2018. Dans les détails, elle atteindra près de 1,5% chez BNP Paribas, 6,3% chez Crédit Agricole et 2,2% chez Société Générale.

Quoi qu’il en soit, les futurs clients des banques sont invités à recourir aux services d’un comparatif bancaire pour l’ouverture de leur futur compte afin d’éviter d’éventuels risques.

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