Une banque angolaise déploie le premier service exclusivement mandarin en Afrique

Banquiers africains

Banco Sol, une banque privée angolaise, lance récemment un service intégralement dédié aux clients qui ne parlent que le mandarin. Étant donné que les investisseurs chinois se font plus nombreux en Angola, cette nouvelle offre de l’établissement bancaire s’avère tout à fait pertinente. D’autres banques locales devraient emboîter le pas de Banco Sol en déployant des solutions destinées à la communauté chinoise dans le pays.

En Angola, la Chambre de commerce sino-angolaise avait sollicité les banques locales pour l’instauration de services spéciaux destinés à faciliter les transactions bancaires pour la communauté chinoise établie dans le pays.

Manuel Calado, président de la Chambre de commerce, indique qu’avec un portefeuille évalué à près de 6 milliards d’euros, les investisseurs chinois de sa structure constituent des acteurs importants dans le financement de l’économie angolaise.

L’établissement de crédit local Banco Sol vient de répondre à la requête de la Chambre de commerce en déployant un service spécial à destination de sa clientèle chinoise. Concrètement, la banque privée ouvre des guichets et des agences où les opérations sont exclusivement effectuées en mandarin.

Une stratégie à double portée

Pour Banco Sol, le déploiement de ce nouveau service relève d’une stratégie à double portée. En premier lieu, cette prestation fait de l’enseigne le premier établissement bancaire africain à lancer un service exclusivement en mandarin. Outre cela, elle octroie à la banque le statut d’intermédiaire de la gestion des investissements financiers en Angola.

À noter que Banco Sol a par ailleurs procédé à une internalisation de ses opérations dans le but de donner à sa clientèle chinoise l’accès à des transferts financiers multidevises à travers son réseau (en dollar, en yuan, en rand sud-africain ou en euro).

Des difficultés de rapatriement des recettes

À l’occasion d’un colloque sur le « développement des affaires et des partenariats », Manuel Calado confie :

nous travaillons avec des banques nationales pour commencer à ouvrir des agences destinées à la communauté chinoise, avec une certaine sécurité, une facilité de communication et le lancement de lignes de crédit pour les jeunes Angolais intéressés à acquérir des logements dans des projets promus par les Chinois.

Manuel Calado.

Ces dispositions devraient accentuer la concurrence sur le marché bancaire étant donné que les diverses enseignes ne manqueront pas de renforcer leurs offres, notamment pour se disputer la place de meilleure banque pour les jeunes.

Parallèlement, les investisseurs chinois déplorent les difficultés de rapatriement des devises et des bénéfices. La situation est d’autant plus préoccupante étant donné que la Chine est le premier importateur de pétrole en Angola mais également le premier exportateur de biens et services vers le pays. François Xen, vice-président de la Chambre de commerce sino-angolaise, commente :

il y a un manque de devises pour que les entreprises chinoises qui opèrent en Angola, fassent des importations. En Chine, les choses sont plus faciles car nous produisons mais quand il s’agit des investissements, nous nous limitons à des contrats d’approvisionnement.

François Xen.

Ce dernier semble toutefois optimiste et estime que la situation va s’améliorer, notamment grâce à de nouveaux services bancaires similaires à celui de Banco Sol.

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