L’interdépendance entre les banques et les acteurs du shadow banking s’accroît
Les différentes mesures mises en place pour garantir la solvabilité et la liquidité des banques en cas de crises financières ont réduit leurs marges de manœuvre. Afin d’améliorer leur rentabilité, les établissements bancaires multiplient les opérations de titrisation, lesquelles consistent à transformer les créances en titres financiers. Pour ce faire, ils ont tissé des relations avec les acteurs du shadow banking (fonds d’investissement, banques d’affaires, fonds monétaires, hedge funds, assureurs…) et au fil des ans, les deux systèmes sont devenus interdépendants.
La BRI (Banque des règlements internationaux) a constaté une forte hausse du volume des créances internationales accordées par les banques à ces acteurs financiers, dont les activités ne sont pas réglementées (bien que légales). Entre 2015 et 2020, ces prêts ont bondi de +63 % passant de 4 600 milliards de dollars à 7 500 milliards.
La crise sanitaire a renforcé les liens
Selon l’étude de la BRI, la crise sanitaire a renforcé les liens entre le système bancaire traditionnel et le shadow banking. Au cours du premier trimestre 2020, les créances internationales se chiffrent aux environs de 800 milliards de dollars, lesquelles ont été accordées en grande partie à des fonds établis aux États-Unis, au Royaume-Uni et aux Iles Caïman. Et ces obligations ont été laissées en dépôt dans des établissements bancaires, d’après toujours l’étude de cette institution financière internationale.
Il convient ainsi de bien étudier les offres de différentes banques dans le choix de son établissement financier. D’ailleurs, changer de banque pourrait vous aider à réaliser des économies appréciables.
Les risques liés au développement du shadow banking
Le développement du shadow banking est favorisé par la faiblesse des taux et le durcissement de la régulation bancaire.
Important Néanmoins, ce système de financement, avantageux pour les acteurs financiers, n’est pas sans danger pour l’économie mondiale. Les principaux risques résident dans son poids sur les finances internationales et son interdépendance avec le système bancaire traditionnel. En cas de crise, tout peut s’écrouler brutalement.
Afin de sécuriser le secteur et de prévenir le risque systémique, la régulation du comité de Bâle oblige les banques à :
- préserver dans leur bilan une partie des titres émis ;
- se constituer des fonds de sécurité pour leurs expositions aux entités non régulées.