La Fintech Lydia dévoile sa palette de nouvelles offres
Créée en 2011, Lydia permet d'envoyer et de recevoir de l'argent gratuitement. Les utilisateurs peuvent aussi s’en servir pour régler les notes dans les magasins et sur les sites e-commerce. Pour cette année 2018, la Fintech complète ses offres avec des outils d’agrégation, ainsi qu’une carte universelle. Une manière pour elle de fidéliser ses clients.
Reconnue pour ses services de paiement entre particuliers, la Fintech française Lydia revoit l’intégralité de son offre. Une opération rendue possible après qu’elle ait bouclé un énième tour de table de 13 millions d’euros. Ainsi, les clients se verront proposer une offre premium incluant une carte bancaire physique, mais aussi des outils d’agrégation et d’initiation de paiement.
En décembre 2017, quand Cyril Chiche, PDG de Lydia, répondait à la question de savoir si sa Fintech est assimilable à une néobanque, il a avancé que l’objectif de sa structure réside dans le fait de simplifier les procédures de paiement, sans pour autant détenir le statut de « banque »
Outils d’agrégation et carte universelle
Le partenariat de Lydia avec Budget Insight lui a permis de proposer des outils d’agrégation, en plus de ses traditionnels services de paiement (paiements en points de vente, remboursement entre amis…). L’idée est de donner aux usagers la possibilité de centraliser les données de paiement relatives à différents comptes bancaires, dans l’application.
Lydia propose aussi une « carte universelle » qui permet de mieux gérer les comptes agrégés. En effet, le titulaire pourra choisir le compte à débiter. Dans les mois à venir, il pourra aussi utiliser un « IBAN universel » répondant au même principe, mais également des comptes partagés qui trouveront leur utilité dans le financement d’une colocation, des vacances ou d’un cadeau.
Fidéliser les clients
Cette énième refonte de Lydia s’explique par une volonté d’étendre ses bénéfices à l’intégralité de la banque du quotidien. Une manière aussi pour la Fintech d’éviter à ses clients toute idée de changement de banque. Par la même occasion, elle renouvelle également son modèle économique, avec l’ambition d’obtenir une rentabilité optimale.
Lydia se réfère aussi au modèle freemium pour proposer une version gratuite de son offre, ainsi qu’une version premium payante à 2,99 euros par mois (3,99 euros pour ceux désireux d’obtenir une carte bancaire MasterCard physique).
Pour l’heure, ces offres sont encore confinées dans l’Hexagone. Une extension prochaine dans d’autres pays européens (Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Portugal) est déjà à l’étude.
Enfin, dans son communiqué, Cyril Chiche met en avant également l’application « métabancaire » :
[Il s’agit] de prendre le meilleur des mondes de la Fintech et de la banque pour offrir aux Européens une interface belle, simple et sécurisée pour l’ensemble de leurs opérations bancaires du quotidien.
Cyril Chiche.