La loi sur la mobilité bancaire privilégie les banques en ligne
Pas plus tard qu’en février 2017, une nouvelle loi a été mise en vigueur. Celle qui donne libre cours à la mobilité bancaire. Désormais, la concurrence est rude entre les banques traditionnelles et les acteurs en ligne. La course au client est de mise, mais à ce qu’il parait, ce nouveau dispositif est plus avantageux pour les offres de services à distance.
Le 6 février de l’année dernière a été marqué par la mise en place du dispositif Macron. Une loi visant à encourager les changements de domiciliation bancaire. Celle qui en simplifie et automatise les démarches grâce à un simple mandat de mobilité.
À ce qu’il parait, ce sont les banques en ligne ainsi que les Gafa et les nouveaux acteurs de la Fintech qui en sont les plus avantagés.Il faut croire que les établissements financiers traditionnels ont enfin trouvé de vrais concurrents. D’ailleurs, un bilan effectué un an après l’instauration de cette législation le démontre clairement. Tout ceci, grâce aux études menéespar le cabinet Arcane Research.
Le dispositif Macron a pris part aux changements
Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la mobilité bancaire, le taux de changement de banque a connu une hausse considérable. D’après Arcane Research, 11% des clients ont transféré leur compte d’un établissement à un autre au cours de l’an 2017. Ce cabinet précise également que sur 10 personnes :
Près de quatre personnes (…) ont bénéficié du dispositif d’aide à la mobilité bancaire prévu par la loi Macron.
Le dispositif Macron n’est pas l’unique facteur de changement
Pour les 6 individus restants, le principal motif de cette mutation serait lié au crédit immobilier. Le potentiel de développement croissant des enseignes digitales aussi y sont pour beaucoup.
Selon l’avis dePaul Lubrano, associé au cabinet EY, les choses se présentent comme suit :
Les banques ont globalement peu communiqué sur la possibilité de changer d’établissement, mais ce qui change c’est l’identité des banques tirant leur épingle du jeu, à l’instar de certaines banques en ligne ou néobanques.
Paul Lubrano.
Quant au point de vue du senior advisor chez EY, Alain Clot, la profonde transformation du secteur bancaire n’est pas uniquement rattachée à la Loi Macron. D’ailleurs, il précise qu’
Aujourd’hui, le paysage bancaire s’est diversifié et les clients répartissent leur choix entre plusieurs banques, mais aussi des FinTech ou les nouveaux services d’agrégateurs de comptes qui donnent au particulier une vue d’ensemble sur leurs comptes. Les modes de consommations changent, en fonction du service recherché alors que jusqu’ici ils confiaient presque toutes les demandent à un seul acteur.
Alain Clot.
Ce dernier est même allé jusqu’à confirmer que :
La concurrence est forte, ce qui fait baisser les prix, alors qu’il y a de plus en plus d’acteurs présents sur le marché.
La Loi Macronprésente encore quelques failles
Il faut se rappeler que la Loi Macron est conçue pour promouvoir la mobilité bancaire. Seulement, elle ne concerne que les comptes courants. Les assurances-vie, les contrats vie réglementés ou les PEA sont exclus de la liste. C’est ce qui ramène les clients à dire que l’impact de ce dispositif devrait être étendu davantage. D’ailleurs Alain Clot pense que :
Tout ce qui favorise la fluidité est bon. L’objectif est que le consommateur soit le mieux servi possible, car il ne peut plus aujourd’hui être tenu par la contrainte.
Alain Clot.
D’après l’UFC, un autre problème devrait être soulevé en pointant du doigt le comportement de certaines banques qui font tout pour :
Rendre la mobilité bancaire moins attractive pour les consommateurs.