Banque en ligne : un secteur en plein doute
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Publié le par Meilleurtaux Banques
C-zam, Aumax, ING et dernièrement Orange Bank ! La liste des fintechs et des banques en ligne qui ont fermé au cours des dernières années s’allonge. Et pour les acteurs encore en activité, atteindre la rentabilité constitue un véritable parcours du combattant. Face aux banques traditionnelles, la nouvelle génération exclusivement dématérialisée a du mal à s’imposer.
Les banques 100 % en ligne peinent à s’imposer
Lancées en grande pompe à leurs débuts dans l’espoir d’offrir une alternative accessible et moins chère aux banques traditionnelles, les banques en ligne n’ont finalement pas réussi à attirer la masse espérée de clientèle.
De surcroît, le secteur de la néobanque peine à trouver un modèle économique rentable. En conséquence, de nombreux acteurs 100 % digitaux déclarent régulièrement faillite. Quant aux établissements en ligne qui sont encore en activité, ils ont du mal à atteindre le seuil de rentabilité.
C’est par exemple le cas de Revolut. La fintech britannique a été fondée en 2015. Cependant, ce n’est qu’en 2023 qu’elle a annoncé ses premiers bénéfices. De même, le leader français Boursorama, malgré ses cinq millions de clients, n’est pas toujours rentable. En revanche, Fortuneo, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, a réussi à générer des profits grâce à une stratégie de consolidation de sa clientèle.
La jeunesse des clients : un frein au développement des banques en ligne
Une enquête menée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) auprès de 15 établissements en ligne met en évidence un constat clair.
ImportantLes clients attirés par les banques en ligne sont principalement des jeunes et ne s’orientent pas nécessairement vers les produits bancaires qui favorisent l’augmentation des encours, tels que l’épargne, les comptes-titres ou l’assurance vie.
Le modèle économique populaire consiste souvent à offrir un bonus de bienvenue à l’ouverture du compte, mais cela s’accompagne d’un coût de communication particulièrement élevé.
En face, les banques traditionnelles continuent de dominer le marché, même celles qui possèdent une filiale en ligne opérationnelle proposent également des services numériques.
De leur côté, les néobanques étrangères implantées en France ont longtemps été confrontées à des restrictions sur certains services, ce qui a entravé leur développement. Par exemple, la fintech N26 vient tout juste d’obtenir son IBAN français.
A retenir
- Le secteur des banques en ligne a connu de nombreuses fermetures ces dernières années.
- Les banques numériques n’ont pas encore atteint la rentabilité, à l’exception de Fortuneo.
- Le modèle économique des banques en ligne se heurte à la jeunesse de leur clientèle.