Les entreprises françaises ont plus que jamais besoin des aides des banques et des assurances
Avec la deuxième vague de l’épidémie qui sévit en France, les entreprises françaises seront davantage fragilisées. Le gouvernement est de ce fait contraint de renforcer les dispositifs de soutien pour les entreprises en difficulté financière. Le ministre de l’Économie a tout de même souligné que les aides directes de l’État ne suffiront pas : il faut que les banquiers et les assureurs fassent leurs parts. Les premiers devraient consentir un report de remboursements des dettes, alors que les seconds pourraient accepter de prendre en charge ne serait-ce qu’une partie des pertes.
12 mois supplémentaires pour rembourser les prêts
L’État demande ainsi aux banques d’accorder plus de temps aux entreprises subissant fortement les effets des mesures des restrictions sanitaires pour le remboursement de leurs prêts.
La contribution des établissements bancaires peut se présenter sous différentes formes :
- octroi de prêts garantis par l’État ;
- offres de crédit de soutien à la trésorerie d’entreprise avec des conditions souples (différé de remboursement et aucune garantie exigée).
ImportantLe report des remboursements sans pénalités ni coûts additionnels peut aller jusqu’à 12 mois pour les entreprises des secteurs d’activité durement frappés par la crise. L’étude des dossiers se fera au cas par cas, et la solution proposée sera adaptée à la situation de chaque client professionnel.
À titre de rappel, il est possible d’ouvrir un compte bancaire pro chez un établissement financier traditionnel ou chez une banque en ligne. Les comptes professionnels en ligne conviennent en particulier aux auto-entrepreneurs et aux start-ups.
Bientôt un produit d’assurance pouvant couvrir les dommages liés à une catastrophe sanitaire ?
ImportantLes assureurs sont aussi tenus de soutenir les entreprises, et pour cela, une mesure d’urgence a été prise par les professionnels du secteur : les garanties d’assurances vont être maintenues pour les TPE pendant la période de suspension de leurs activités (due aux mesures de restriction sanitaire).
D’autre part, les acteurs du secteur se sont engagés à contribuer à hauteur de 200 millions d’euros au Fonds de Solidarité. Ils étudient également avec le ministère de l’Économie la possibilité de concevoir un produit d’assurance pouvant couvrir les dommages liés à une catastrophe sanitaire majeure.