Le nombre d’agences bancaires en France devrait baisser de 15 % d’ici 2022
Avec l’avènement des banques en ligne et l’évolution des comportements des clients, les établissements bancaires traditionnels n’ont d’autres choix que de restructurer leur modèle économique. Outre la digitalisation de leur système, la fermeture d’une partie de leurs agences entre également dans leur stratégie. Bien que la France ait pris du retard par rapport à ses voisins européens comme l’Allemagne et l’Espagne, la tendance commence à s’accélérer. Le cabinet de conseil Sia Partners anticipe une fermeture du 15 % des agences bancaires françaises d’ici 2022.
De plus en plus d’opérations bancaires en ligne
Une étude a révélé que
Près de 85 % des clients bancaires en France ont effectué leurs opérations en ligne en 2019, et le nombre de personnes qui ont ouvert des comptes chez les banques mobiles ne cesse de croître.
L’année dernière, 7 % des Français ont choisi d’ouvrir un compte bancaire chez une banque 100 % en ligne.
Important Ce phénomène contraint les banques à réajuster leurs stratégies : multiplier les nouveaux dispositifs digitaux et fermer une partie des agences physiques.
Néanmoins, il faut préciser que jusqu’ici la majorité des Français détiennent plusieurs comptes bancaires et un grand nombre des clients préfèrent recourir à des agences bancaires lorsqu’ils doivent réaliser des opérations bancaires risquées ou complexes.
Ceci concerne tout particulièrement :
- la souscription de prêt (64 %) ;
- l’assurance (61 %) ;
- les investissements (53 %).
Outre cela, le compte bancaire principal est, dans la plupart des cas, ouvert chez une banque disposant des agences physiques.
Renforcer la compétitivité et assurer la rentabilité
Important Les grandes banques doivent revoir leur business model en vue de renforcer leur compétitivité sur le marché et d’assurer leur rentabilité.
Elles doivent en effet prendre en compte différents paramètres qui impactent actuellement et dans un proche avenir le secteur bancaire :
- ralentissement économique mondial ;
- chute des valeurs des titres en Bourse (sous l’effet de la crise du Coronavirus) ;
- incapacité des entreprises à rembourser leurs emprunts ;
- la faiblesse des taux (une situation qui risque encore de perdurer).
Dès lors, les établissements français n’ont pas d’autres possibilités que d’activer la restructuration de leurs modèles s’ils ne veulent pas compromettre leur rentabilité.