HSBC envisage de réduire ses effectifs de 15 % dans le monde à l’horizon 2022

bâtiment HSBC

Suivant sa stratégie de croissance actuelle, le groupe bancaire britannique HSBC veut économiser 4,5 milliards de dollars sur les trois prochaines années. Sa direction prévoit de mettre en œuvre un vaste programme de restructuration pour atteindre cet objectif. Ce plan implique notamment la suppression de 35 000 postes dans le monde, soit 15 % de son personnel.

Depuis plusieurs mois, les consommateurs se sont interrogés par rapport à l’avenir des comptes bancaires ouverts chez HSBC France. En effet, le groupe britannique prépare la cession partielle, voire totale, de sa banque de détail dans l’Hexagone. Cette transaction concernera en tout plus de 8 500 employés.

L’opération prévue en France s’inscrit dans un programme de réorganisation plus vaste, impliquant la plupart de ses succursales à l’international. Le premier objectif est de faire des économies pour assurer la rentabilité de son activité à grande échelle.

De plus, grâce à cette restructuration, la banque pourra abandonner les marchés pénalisants pour se focaliser sur des investissements plus rémunérateurs.

Une année compliquée pour la banque

2020 s’est présentée dès le début comme une année particulièrement difficile pour HSBC. En effet, la croissance de la banque britannique repose essentiellement sur ses performances en Chine et en Asie en général. La guerre commerciale sino-américaine a donc eu un impact négatif sur son activité.

Entre-temps, le Brexit a généré de grands bouleversements en Europe, voire dans le monde. Ainsi, cette conjoncture inédite a fortement affecté les marchés asiatiques, qui sont pourtant les premières sources de revenus de la HSBC. L’épidémie de Covid-19 vient compléter la liste des problèmes compliquant la situation du groupe bancaire.

Comme l’a expliqué ce dernier, dans un communiqué relayé par Le Parisien :

Nous allons réduire les capitaux engagés et les coûts dans les activités qui ne sont pas assez performantes pour continuer à investir dans les activités plus rentables et avec de meilleures perspectives de croissance.

Cependant, si l’épidémie de coronavirus s’aggrave et perdure, cette stratégie risque de se solder par une hausse significative des créances douteuses. La situation est somme toute inévitable, car les chaînes d’approvisionnement sont fortement perturbées par cette crise sanitaire d’envergure mondiale.

Une réorganisation indispensable

En février dernier, HSBC a annoncé que le bénéfice imposable du groupe a baissé d’un tiers de sa valeur habituelle. La banque a en effet réalisé 12,32 milliards d'euros de bénéfice en 2019, au lieu des 20 milliards prédits par les analystes. Cette contre-performance justifie ainsi la mise en place de son nouveau programme de restructuration au niveau international.

L’opération se traduit notamment par la cession de certaines filiales et la suppression d’une trentaine de milliers de postes dans l’ensemble du réseau. Les départs ne seront pas remplacés. La restructuration s’effectuera progressivement durant trois ans.

HSBC envisage également de céder 100 milliards de dollars d'actifs et de réorganiser les activités de sa banque d’investissement. Le groupe britannique prévoit par ailleurs de réduire la taille de sa banque sur les marchés européen et américain.

L’enseigne envisage ainsi de fermer près d’un tiers de ses agences implantées aux États-Unis. Pour l’instant, elle en compte 224 sur ce territoire. Enfin, le trading et les ventes d’actions seront bientôt assurés par des équipes réduites.

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