Confinement : les Français ont su se serrer la ceinture
Les besoins augmentent en même temps que les revenus. Mais l’inverse est également vrai. Avec le confinement, les Français ont dû se résoudre à délaisser leur activité, quitte à voir leurs revenus baisser de manière conséquente. Avec moins de liquidités à leur disposition, les Français ont, volontairement ou pas, rogné sur leurs dépenses, et la coupe a été assez nette.
Les Français découvrent leur côté « économe »
Anticipant des lendemains difficiles, les Français ont su faire le dos rond pendant le confinement, de manière à ce que la baisse de revenus occasionnée par le chômage partiel ne se fasse presque pas sentir.
Car effectivement, leurs revenus se sont réduits (à degrés divers, selon le niveau de vie), mais les Français ont aussi dépensé beaucoup moins qu’à l’accoutumée pendant cette période.
Important Cherchant à maintenir leur pouvoir d’achat à un niveau plus ou moins stable, les ménages ont limité leurs dépenses aux stricts nécessaires. Ils se sont également forcés à faire des économies, de manière à toujours garder des liquidités dans leur porte-monnaie et sur leur compte bancaire.
À l’échelle nationale, les Français auraient réussi à économiser jusqu’à 55 milliards d’euros.
Ceux qui ont le moins dépensé sont ceux qui ont le plus perdu
Bien évidemment, la baisse de revenus occasionnés par le confinement n’est pas ressentie de la même manière par les différentes catégories sociales.
À travers des données fournies par l’application du coach budgétaire Bankin, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a pu déterminer que
Ce sont les ménages les plus modestes qui ont procédé aux coupes les plus spectaculaires.
Pour mesurer la baisse des dépenses opérées, l’OFCE a pris pour référence les dépenses moyennes entre le 18 février et le 10 mars (quelques jours avant le début du confinement). Il est alors apparu qu’entre le 17 mars et le 4 avril, les dépenses des ménages modestes (qui touchent entre 900 et 1 700 euros par mois) ont diminué de 29 % pendant que leurs revenus étaient amputés de 13,7 %.
À titre de comparaison, avec 5,6 % de revenus en moins, les ménages appartenant au « haut du panier » (gagnant entre 2 500 et 3 300 euros) ont opéré une coupe de 22,4 % sur leurs dépenses.
Rogner sur tous les postes possibles
Pour faire face aux dépenses prioritaires, les ménages les plus modestes ont dû faire l’impasse sur la majorité des loisirs et rogner sur le budget « nourriture ».
Important Mais il leur a fallu également faire des sacrifices sur le plan de la santé, en renonçant à des soins médicaux jugés non cruciaux.