Les nouvelles opportunités ne manquent pas pour permettre aux cybercriminels de perpétuer leurs méfaits
L’avènement d’Internet est l’un des éléments marquant l’ère moderne. Un essor qui s’est aussi accompagné de la montée en force d’une activité peu recommandable, la cybercriminalité. Et dans ce domaine, tout indique que les malfaiteurs ne manquent pas d’opportunité pour perpétuer leurs méfaits notamment à travers l’exploitation des failles des nouvelles technologies ou d’autres évènements comme le coronavirus.
Données d’entreprises, compte bancaires, boutiques en ligne ou médias sociaux… les cyberattaques se rencontrent un peu partout dans le domaine de l’informatique, malgré les différentes mesures mises en place pour les endiguer.
Et il faut dire que les malfaiteurs sont passés maîtres dans cet art puisqu’il suffit d’une petite faille de système pour leur permettre de passer à l’action. Dans ce sens, la tendance veut que de nouvelles opportunités s’offrent à ces derniers notamment, grâce à l’évolution technologique se manifestant à travers les nouveaux réseaux mobiles ou les objets connectés.
Et puisque ces cybercriminels sont aussi réputés pour profiter des évènements marquants, l’on constate également qu’ils ont fait du coronavirus un de leurs outils de travail.
Quatre nouvelles opportunités se sont présentées
Comme pour toutes les activités, le développement de la cybercriminalité dépend en partie des nouvelles opportunités. À l’instar des chefs d’entreprise, les cybercriminels sont ainsi constamment à l’affût d’une ouverture.
Et dans ce domaine, il faut dire que ce n’est pas les failles qui manquent notamment ces dernières années où le secteur informatique a fait des bonds prodigieux en matière d’évolution technologique pour permettre à ces derniers de trouver des ressources à exploiter.
Dans ce sens, les entreprises figurent depuis toujours en tête de liste des cibles à travers leur système d’information où des données sensibles sont stockées. Une manne financière non négligeable pour les malfaiteurs qui vont tout faire pour s’en accaparer et l’exploiter. Ainsi, l’on constate que ces derniers s’y prennent en deux étapes :
- L’usage d’un virus cryptographique infiltré dans les bases de données dont le but est de paralyser les machines et de voler le maximum d’informations ;
- L’utilisation des données volées comme rançon pour en tirer des montants conséquents.
Loin de se contenter de cibler les sociétés, les cybercriminels se sont trouvé un nouveau terrain de jeux, les voitures connectées à travers la duplication des clés numériques permettant de les voler sans effraction. L’on peut également énumérer les réseaux mobiles notamment depuis le déploiement de la 5G rendant possibles les attaques à grande échelle un nombre exponentiel d’objets connectés en se manifestant à travers des :
- Opérations d’hameçonnage ;
- Attaques de déni de service, que l’on nomme DDoS ;
- Fraudes au clic pour trouver des mots de passe ou pour miner des cryptomonnaies.
Et puisque ces pirates de l’informatique profitent aussi des évènements marquants, l’on a également remarqué qu’ils n’ont pas manqué de profiter de la crise du Covid-19 pour tirer leur épingle du jeu. La preuve, Interpol a déjà enregistré une trentaine d’escroqueries liées à cette épidémie sur les réseaux sociaux et les boutiques en ligne.
De nombreuses victimes sur la liste
En exploitant ces nouvelles opportunités, les cybercriminels ont trouvé de nombreuses victimes. En prenant en exemple leurs méfaits liés à l’épidémie du coronavirus, l’on peut dire que ces derniers ont fait des masques chirurgicaux l’outil idéal en promettant d’en fournir aux internautes aux abois qui se doivent de payer en avance sur des pseudos comptes bancaires. Résultats, de nombreux individus à travers l’Europe et l’Asie ont perdu au total 730 000 dollars si l’on croit les données fournies par Interpol.
Pour ce qui est des attaques d’entreprises, différentes structures se sont déjà fait voler leurs données, mais l’on peut énumérer Bouygues Construction, Allied Universal, Travelex ou Southwire en notant cependant qu’aucun indice ne permet de savoir si ces dernières ont payé les rançons pour sauver les informations ou pas.
Concernant les voitures connectées, le ministre du Logement, Julien Denormandie est un parfait exemple en se faisant voler sa Renault Talisman, grâce à la duplication à distance des clés numériques. Une situation qui concerne également des centaines de propriétaires de Mercedes haut de gamme répartis sur le territoire américain et européen.
Quant aux réseaux mobiles, les attaques DDoS survenues à l’automne 2016 restent en mémoire en engendrant une paralysie totale pendant plusieurs heures de nombreux sites et services comme Netflix,Twitter, AirBnB ou encore PayPal.