Les Français sont toujours aussi prudents en termes de placement d’argent
Les épargnants en France privilégient les placements plus sécurisés lorsqu’ils veulent mettre de l’argent de côté. Les contrats les plus plébiscités sont ceux de l’assurance-vie et des actifs en immobilier. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette tendance. En tout cas, l’enquête menée par ING démontre que les Français sont de fervents épargnants. En effet, le montant de leur patrimoine financier a battu les records en 2017.
L’année dernière ressort une performance exceptionnelle, en ce qui concerne l’épargne des ménages français. La valeur de leur patrimoine a doublé par rapport à l’année précédente. À l’évidence, ces investisseurs préfèrent les placements moins risqués. Plusieurs raisons les ont conduits à la prudence, si l’on ne parle que de la prévention contre les dépenses inattendues.
Ces investissements sont répartis en majorité dans des contrats vie ou de dépôts. Une certaine appétence pour l’immobilier est aussi remarquée durant l’étude réalisée par ING. Ainsi, l’assurance-vie a enregistré une accélération non négligeable comparée à d’autres placements. Dans son rapport, ING tient à préciser l’écart concernant la répartition du patrimoine des ménages les plus modestes et celui des plus aisées.
Une hausse qui a doublé en un an
Le montant du patrimoine financier des ménages en France s’élevait à 5 233 milliards d'euros entre juillet et septembre de l'année dernière, atteignant son plus haut niveau historique. Avec une croissance de 8,5% sur un an, la tendance haussière a doublé par rapport à la même période en 2017.
La part de l’assurance-vie prédomine, car elle accapare 36,7% du patrimoine tandis que 25,6% sont destinés aux dépôts classiques. Ceux-ci se répartissent en livrets réglementés (30%), en dépôts à vue (30%) et en d’autres produits d'épargne.
Par ailleurs, l’étude d’ING a prouvé que les épargnants privilégient les investissements plus sécurisés. Dans ce sens, ces derniers représentent 16% des actions non cotées contre 12% pour les supports à risques dont les actions cotées, les obligations et les fonds de placements.
Différents facteurs influencent l'appétence des investisseurs vers ces types de placement. Cela concerne, par exemple, les éventuels frais de santé, certaines dépenses requises pour des projets, pour faire face à la retraite et au vieillissement et même l’épargne de précaution.
D'ailleurs, plus de trois interrogés sur quatre affirment avoir fait des économies. Toujours est-il qu'uniquement 17% de ces épargnants sont prêts à investir 10 000 euros dans des placements financiers.
Une tendance vers l'assurance-vie et l'immobilier
En six ans, la part du patrimoine financier des ménages français, quel que soit le type de support (compte bancaire ou autres), a rencontré une baisse de 7% (allant de 47 à 40%). L’immobilier est le placement de prédilection des investisseurs, qui veulent déjà anticiper leur retraite. 60% des épargnes lui sont dédiées entre 2000 et 2016.
À titre d’information, une diminution de la proportion des actifs financiers a été constatée depuis quelques années. Plus précisément, sur les vingt dernières années, cette décélération a même atteint la moitié du quota, jusqu’à une valeur plancher de 11,3% en 2011.
Les contrats d'assurance-vie, quant à eux, ont maintenu leur tendance haussière. Actuellement, ils sont estimés à 1 920 milliards d'euros. Une somme considérablement élevée en comparaison avec la performance des plans d'épargne collectif en entreprises qui représente 100 milliards d'euros d'actifs.
Concernant l'endettement des ménages, il s'établit à 1 140 milliards d'euros dont l’encours du crédit à la consommation est estimé à 165,5 milliards d'euros. Celui du crédit à l'habitat affiche une valeur de 939,6 milliards d'euros.
D'après l'enquête d'ING, la répartition de patrimoine financier des ménages est moins importante par rapport à celle des revenus. 5% des épargnants détiennent 40% de la part du patrimoine. Les ménages plus fortunés en disposent 5 fois plus que la moyenne.