Les néobanques comptent de nombreux inscrits… mais c’est tout !
Axel Reinaud, directeur associé senior au Boston Consulting Group (BCG), a soulevé un point pertinent en constatant que, même si les nouvelles banques, avec les nouvelles technologies sur lesquelles elles s’appuient, disposent de nombreux inscrits, le nombre de transactions reste très faible, si bien que ces établissements peinent à être rentables.
Ouvrir un compte bancaire n’a jamais été aussi simple
La technologie aidant, ouvrir un compte bancaire est presque devenu un jeu d’enfant. Il n’est plus nécessaire de se rendre physiquement dans une agence, il est désormais possible de s’inscrire directement depuis son téléphone portable, sans bouger de son canapé.
Ce procédé gagne tellement en popularité que dans un avenir très proche, selon les prévisions, 70 à 80% des inscriptions vont se faire de cette façon.
Important Mais cette simplicité présente aussi des inconvénients, à commencer par le manque de contact entre le banquier et le client.
C’est d’ailleurs une des principales raisons qui font que, comme l’affirme Reinaud
« bon nombre de nouveaux comptes dans les néobanques restent dormants ».
Axel Reinaud.
Quelles solutions pour « réveiller » ces comptes ?
Pour remédier à cette inertie, il incombe aux néobanques de relancer régulièrement leurs clients. Pour ce faire, ils doivent leur proposer divers produits financiers, comme cela se fait dans les établissements dits traditionnels.
Important Il faut donc revenir aux fondamentaux, puisque les banques se nourrissent essentiellement des ventes croisées de produits et services financiers.
Les nouvelles plates-formes en ligne ont à leur disposition les outils technologiques pour analyser et connaitre exactement les besoins des consommateurs, à elles de s’en servir à bon escient.
Les banques traditionnelles s’adaptent de mieux en mieux
Alors qu’elles étaient, pendant un temps, dépassées par l’émergence des banques « nouvelle génération », les établissements classiques commencent à retrouver un second souffle.
En effet, elles sont désormais capables de s’aligner aux offres low cost des néobanques, avec l’avantage de disposer de comptes plus actifs et des produits financiers qui se vendent très bien, contrairement à leurs concurrentes.
Pour ces dernières, il est plus que temps de se réveiller, au risque de disparaître aussi vite qu’elles étaient apparues.