Le nouveau gouvernement américain souhaite règlementer les fusions bancaires
Aux États-Unis, les néobanques proposent des tarifs réduits à leurs clients, à l’instar de celles exerçant sur le vieux continent. Des frais bancaires avantageux qui permettent aux populations les plus défavorisées d’accéder à un service bancaire complet. Mais ces dernières années, ces enseignes 2.0 sont de plus en plus absorbées par les banques traditionnelles, entrainant alors une hausse de leurs tarifs.
À l’instar du secteur bancaire européen, celui des États-Unis est également en pleine transition numérique. Une mue qui, selon le gouvernement nouvellement en place, devrait entrainer une modification de la règlementation régissant les activités de ce secteur. Celle en vigueur depuis 1995 serait aujourd’hui obsolète et ne serait donc plus apte à encadrer le secteur bancaire américain actuel, des propos relayés par des sites de comparatif banque.
Selon l’exécutif étasunien, imposer une nouvelle règlementation est d’autant plus important, car il semblerait que les fusions bancaires se dirigent dangereusement vers une exclusion des populations les plus défavorisées qui n’auraient plus accès à un service bancaire complet.
Exclusion des populations les plus précaires
La règlementation entourant le secteur bancaire américaine semble aujourd’hui dépassée par l’ère du numérique et l’arrivée des banques de dernière génération. Une problématique qui vient s’ajouter aux fusions bancaires de plus en plus récurrentes ces dernières années. Selon l’exécutif américain, les néobanques avaient pour vocation de proposer des tarifs réduits, mais leur absorption par des enseignes bancaires traditionnelles leur a fait changer de cap.
Ces rapprochements ont ainsi entrainé une certaine restriction à un service bancaire complet aux populations les plus précaires, les banques qui ont englobé ces fintechs financières visant principalement une clientèle plus aisée et développant ainsi des offres en fonction des besoins de cette catégorie de sociétaires, excluant les plus défavorisés.
Dans les faits, on ne peut pas contredire les arguments du gouvernement récemment mis en place. En effet, les fusions survenues ces derniers temps ont entrainé une restriction aux crédits pour les petites entreprises et les personnes à revenus modestes. Les tarifs appliqués par les institutions financières nées de cette fusion ont également augmenté. Ainsi, l’exécutif américain souhaite réformer la règlementation régissant ces rapprochements en tenant compte de l’intérêt public.
Éviter les fusions forcées
Ce projet de réforme de la règlementation entourant le secteur bancaire a été soumis au House Financial Services. Ce dernier n’a pas encore rendu son verdict, mais au vu des arguments présentés par les membres du nouveau gouvernement en place, de nombreux observateurs s’accordent à dire que cette initiative a de grandes chances de se concrétiser.
Même si aucune décision n’a encore été rendue, l’Independent Community Bankers of America a d’ores et déjà prévenu que si cette réforme venait à aboutir, l’administrateur financier va faire en sorte que l’on définisse son rayon d’action, c’est-à-dire les limites de son autorité sur la gestion des fusions.
Ce facteur devrait être à considérer si le House Financial Services venait à répondre favorablement à la requête des élus du gouvernement, car cela permettrait d’avoir un certain équilibre dans le secteur. En effet, le nouveau modèle bancaire garantirait ainsi aux banques traditionnelles un développement pérenne de leurs activités tout en préservant les enseignes bancaires 2.0 et le secteur mutualisé d’une fusion forcée. Les modalités de cette nouvelle règlementation ont plusieurs similitudes avec le modèle bancaire français.