Les opérations de rapprochement ont le vent en poupe auprès des banques régionales américaines
Aux États-Unis, un phénomène particulier se fait remarquer dans le secteur bancaire depuis le début de l’année. Du moins, si l’on regarde du côté des banques régionales du pays qui, pour différentes raisons, se sont donné le mot pour faire la course aux opérations de rapprochement pour assurer leur développement.
Dernièrement, une comparaison des banques a permis de découvrir qu’aux États-Unis, la sortie de crise est marquée par un vent nouveau pour les banques régionales. Pour le dire, il suffit de porter un regard sur les différentes opérations de rapprochement qui se sont succédé depuis janvier 2021 en notant que dans ce domaine, les filiales américaines de banques étrangères ne sont pas en reste si ce n’est que d’énumérer la Française BNP Paribas.
Et en y concentrant leur regard, les analystes à l’instar de l'agence Bloomberg ont découvert que ce mouvement de consolidation n’est pas le fruit du hasard étant donné les différents avantages qui en sont liés.
La course aux opérations de rapprochement est lancée
Aux États-Unis, la course aux opérations de rapprochement est lancée depuis janvier. Et dans cette compétition, force est de constater que nombreuses sont les banques régionales à prendre le départ tout comme les filiales américaines des enseignes étrangères.
Concernant ces dernières, l’on pourrait prendre en exemple le cas de BNP Paribas à travers Bank of the West qui s’est récemment approché de l’espagnol BBVA en procédant à l’acquisition de ses activités américaines.
Mais puisqu’il est essentiellement question des banques régionales, l’on pourrait dire que la liste est longue depuis janvier si ce n’est que d’énumérer l’acquisition :
- Du Michigan, Flagstar par New York Community pour 2,4 milliards de dollars permettant aux deux banques de peser 87 milliards de dollars en actifs avec une présence dans neuf États et des services plus complet ;
- De Pearl River par Webster Financial pour 5 milliards de dollars ;
- De People's United Financial par M & T Bank pour 7,6 milliards de dollars.
Soit autant d’opération de rapprochement avec lesquels il faudrait ajouter Stearns Bank et Cadence qui ont fait part de leur décision d’emprunter la même voie.
Un choix motivé par différents avantages
Comme indiqué précédemment, l'agence Bloomberg estime que le choix de se lancer dans les opérations de rapprochement est motivé par différents avantages pour ces banques. À commencer par le fait que cette stratégie est bien accueillie par les investisseurs notamment pour deux raisons :
- Les prix des transactions qui demeurent raisonnables ;
- Les banques concernées affichent de meilleures performances par rapport aux autres.
À Lars Machenil, directeur financier de BNP Paribas d’ajouter concernant ce dernier point. Ce, en faisant allusion à la performance de Bank of the West suite à l’acquisition des activités américaines de BBVA permettant à cette filiale de tripler ses rendements au premier trimestre pour l’inciter à dire que :
Nous sommes très satisfaits de nos activités en Californie.
Lars Machenil
Un avis partagé par le PDG de M & T qui a également tenu à préciser que :
L'environnement bancaire est très compétitif, et nous essayons de comprendre comment avoir la taille nécessaire dans des domaines comme la technologie et le marketing, tout en continuant à apporter des améliorations. Cela demande une bonne dose d'investissement.
Ainsi, tout indique qu’il s’agit d’une stratégie permettant aux acteurs de mener à bien leur projet de développement en se fixant pour objectif de trouver une réponse :
- Au besoin d'investissement dans la technologie ;
- À l'environnement de taux bas ;
- À la concurrence des géants de Wall Street comme JP Morgan fort de 3 200 milliards de dollars d'actifs qui ont pour avantage de séduire de plus en plus de clients en leur permettant de renégocier les crédits ou en accordant des aides pendant la pandémie.