Le secteur bancaire européen affiche une reprise soutenue
Après l’annonce de la BCE qui a autorisé le versement des dividendes, le secteur bancaire européen peut enfin souffler. Tout le monde suit de près les publications des résultats financiers du second semestre afin d’évaluer leur capacité à rétribuer les actionnaires dès début octobre.
Il faut dire que la décision de la Banque centrale européenne a été motivée par la reprise des activités, notamment celles des banques d’investissement et du crédit immobilier, mais aussi par le léger recul du taux de créances douteuses.
L’institution monétaire demande néanmoins aux établissements financiers de rester vigilants, car les risques de crédit ne sont pas encore totalement maîtrisés. D’autre part, l’amélioration de la situation au cours du premier trimestre 2021 a permis au secteur d’espérer une meilleure rentabilité pour le reste de l’année.
La faiblesse des taux rogne les marges d’intérêt
Même si l’activité de crédit a nettement rebondi au cours du premier semestre 2021, la faiblesse des taux, due à la politique monétaire accommodante de la BCE, rogne les marges d’intérêt des banques européennes.
Heureusement, elles peuvent compenser le manque avec les commissions des paiements maintenant que la consommation est relancée.
De leur côté, les clients bancaires pourraient effectuer une comparaison des banques pour trouver l’offre qui correspond le mieux à leurs besoins. Cet outil permet en effet de découvrir facilement les meilleurs tarifs et services, et d’économiser sur les frais bancaires.
Mais avant de fixer son choix, il convient de définir son profil (situation personnelle et professionnelle, niveau de revenu et niveau d’épargne) et ses besoins (produits et usage bancaire).
Quid du risque des crédits et de la rentabilité ?
La BCE incite les banques à ne pas relâcher leur vigilance en indiquant que le risque de crédits n’est pas encore totalement maîtrisé.
Malgré la baisse de -0,6 % du taux de créances douteuses entre mars 2020 et mars 2021, leur montant a augmenté de 11 milliards d’euros par rapport au chiffre enregistré fin 2020.
Important En effet, le secteur détient 455 000 milliards d’euros de NFL à la fin du premier trimestre 2021 contre 444 000 milliards d’euros le trimestre précédent.
Pour ce qui est de la rentabilité, la BCE affiche un optimisme mesuré en se référant à l’amélioration de la situation au cours des 3 premiers mois de cette année.