La Banque mondiale met la pression sur Madagascar pour l’application du tarif Optima imposé à la Jirama

Palais royale du centre-ville de Madagascar

La Banque mondiale fait partie des différents organismes à soutenir financièrement les pays de la zone Océan Indien. C’est d’ailleurs le cas pour Madagascar qui y puise une bonne partie de ses ressources pour financer la majorité de ses projets. Mais plus pour longtemps si les récentes tensions entre la nation et la BM continuent de s’amplifier.

À travers un comparatif banque, certains analystes ont découvert que parmi les neuf pays de la zone Océan Indien, Madagascar fait partie des nations privilégiées par la Banque mondiale en matière de financement. Une situation qui risque cependant de se détériorer si l’on croit les dernières nouvelles mettant en exergue l’existence d’une tension quelque peu inquiétante entre les deux parties qui n’arrivent pas à s’entendre sur un point, l’application du tarif Optima.

En effet, tout indique que pour des raisons directement liées à la situation de sa population, cette nation semble manifester une réticence à se conformer à cette demande au risque de passer à côté d’une enveloppe de plusieurs dizaines de millions de dollars.

La tension se corse

À titre de rappel, avec le Mozambique et les Comores, Madagascar fait partie de la liste des pays les plus pauvres à bénéficier du soutien de l’Organisation des Nations unies (ONU) désireuse de les aider à retrouver le chemin du développement en confiant la tâche à la Banque mondiale.

Tout cela pour dire qu’un lien particulier rattache cette branche de l’ONU et cette nation pendant des années en se manifestant essentiellement à travers des aides financières. Toutefois, force est de constater que cette relation s’est quelque peu tendue depuis que BM a dernièrement exigé l’application du tarif Optima pour ces pays sous sa protection.

Ce qui revient à dire que pour Madagascar, le prix de l’électricité proposé par la Jirama devrait être revu à la hausse expliquant le choix du gouvernement malagasy à refuser l’adoption de cette mesure en faisant valoir que :

Une telle décision va l’encontre des intérêts immédiats de la population.

Ainsi, l’exécutif réclame la souveraineté du pays dans ce domaine si de son côté, la Banque mondiale estime qu’en gardant cette position, la Grande Île pourrait faire face à l’effondrement de ses recettes fiscales.

La Banque mondiale met la pression

Il va sans dire que cette décision du gouvernement malgache n’est pas pour donner le sourire à la Banque mondiale qui ne veut pas lâcher l’affaire en mettant la pression sur le pouvoir public.

Pour le dire, il suffit de prendre en compte le fait que pour se faire entendre, l’Institution a menacé de suspendre l’accord de financement de 75 millions de dollars pour l’aménagement du réseau de distribution d’électricité du pays dans la mesure où le tarif Optima n’est pas appliqué.

Une situation qui intervient, alors que la BM a prévu au total 400 millions de dollars en faveur de la nation pour financer différents types de projets. Une belle enveloppe qui risque de partir en fumée si les négociations se soldaient au négatif.

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